Carte Blanche à Hassan Hajjaj

Maison Européenne de la Photographie
Du 11 septembre au 24 novembre 2019

Maison marocaine de la photographie

 

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Madonna à la mode berbère, JR dans son sarouel, Keziah Jones derrière des lunettes disco, Hassan Hajjaj fait de la MEP un magnifique riad de la pop-culture orientale. 300 tirages, magnifiquement mis en scène dans une nouvelle maison « marocaine » de la Photographie, entourés de meubles design et autres vêtements excentriques que les fashionistas du monde entier s’arrachent. Car le photographe ne fait rien comme tout le monde, mêlant le style underground londonien avec l’iconographie marocaine traditionnelle, faisant poser les plus grandes stars devant des papiers peints d’un kitsch impensable, osant habiller ses cadres-photos de canettes de sodas et de boîtes de conserve à la manière d’un Warhol marocain, détournant les traditions avec audace en faisant poser des femmes aux voiles chamarrés sur des mobylettes ultra-branchées… Artiste hybride, à la fois styliste, designer et photographe, aussi décalé que subversif, Hassan Hajjaj s’impose ici comme un mix génial entre Seydou Keïta, Andy Warhol et Pierre et Gilles, questionnant avec un second degré non dissimulé nos sociétés modernes, hyper-consommatrices d’identités jetables…

Le saviez-vous ? Le chanteur Rachid Taha l'avait surnommé humoristiquement Andy Wahloo (« rien » en arabe) en référence à la comparaison avec Andy Warhol, le pop-artiste marocain en somme.

On display until the end of november, the exhibition will showcase Hajjaj’s diverse wealth of work in a thought-provoking and exuberant patchwork of colours, patterns, appropriated brand logos and everyday objects, including the Sprite cans and tomato tins.

 

Pour sa troisième saison, il règne comme un air de brassage des cultures et des genres à la Maison Européenne de la photographie. Et pour cause avec l’artiste Hassan Hajjaj ! Marocain de naissance et Londonien d’adoption, cet autodidacte investit intégralement et librement les espaces de la MEP pour nous donner sa vision d’un Foyer de la Photographie.

Comment faire d’un lieu impersonnel un chez-soi dédié à l’art du cliché ? La réponse de ce photographe promet d’être riche en propositions tant elles sortent des sentiers battus. L’artiste est l’incarnation d’un foisonnement de cultures et de savoir-faire qu’il parvient habilement à combiner : à commencer par son héritage nord-africain avec la culture britannique. Artiste hybride, il mêle à la photographie des modèles, amis ou étrangers le tout sur fond coloré en s’inspirant de la photographie de mode contemporaine ou du pop art. Décalé et subversif, il n’a pas peur de présenter des œuvres kitsch et en même temps de questionner notre rapport avec nos sociétés modernes, que cela soit l’hyperconsommation ou l’identité.

En marge d’une présentation de son travail réalisé ces dernières années, Hassan Hajjaj apporte également sa touche sur la décoration et le mobilier, et supervise de nombreuses installations pour la MEP. Il y a fort à parier que les inspirations de ce photographe ne vous laisseront pas insensibles ! Vous êtes curieux ? Nous aussi !

*****

Après JR en 2018, c’est Hassan Hajjaj qui investira l’ensemble des espaces de la MEP pour un véritable voyage par-delà la Méditerranée. Pape du pop art marocain, au point que Rachid Taha l’ait surnommé Andy Wahloo, ce photographe à l’esthétique colorée puisant son inspiration entre l’Afrique du Nord et le Royaume-Uni nous promet une immersion dans un univers mêlant tradition et modernité, culture et pop-culture. Pour cette Maison Marocaine de la Photographie, de jeunes photographes marocains se joindront à la superstar exposée dans les musées les plus prestigieux au monde. Une ode à la création contemporaine, tout en rendant hommage aux icônes pop.

More than a photographer, Hassan Hajjaj is an ambivalent artist. Half moroccan and half londoner, his personal backroung deeply feeds his artist residency.


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