Bien moins connu que ses pairs, Luigi Ghirri a pourtant travaillé à traduire le monde contemporain en couleur. À une époque où l’image est de plus en plus omniprésente, il mène une véritable réflexion sur la place qu’elle occupe dans notre société. Les représentations du monde, les maquettes et les cartes le fascinent et il tente d’analyser la façon dont l’Italie est influencée par la société de consommation et par le tourisme. Sa réponse est claire : « Nous vivons d’abord dans les images ». Dans les photographies de Luigi Ghirri, les grilles, les miroirs et les vitrines abondent : ils illustrent combien notre perception est faite d’images et de signes, de fictions et de mythes. Cette rétrospective, centrée sur sa production des années 70, période pendant laquelle il va bâtir un réel corpus d’images en couleur, sans équivalent dans l’Europe de son époque, est la première qui a lieu hors de son pays natal. C’est l’occasion de découvrir son œuvre méconnue et pourtant d’une extrême variété, souvent réduite à des paysages dénués de vie.
The photographs of Luigi Ghirri are the result of a reflection on the place of the image in society. He shows us his own vision of the world.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
Il y a chez Shirley Jaffe une manière unique de faire vibrer la surface. Des formes nettes, tranchées, presque découpées, qui semblent flotter dans un espace blanc devenu champ actif. La Galerie Nathalie Obadia rend hommage à l’artiste américaine dix ans après sa disparition à travers douze peintures couvrant plus de cinquante ans de création.
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