Figure emblématique de l’art international, Ellsworth Kelly a redéfini l’abstraction à travers un langage pictural de formes épurées et de lumières éclatantes qui s’inspirent du monde qui l’entoure. C’est dans cette veine créatrice qu’il a conçu son ensemble des six Fenêtres de 1949 à 1950 pendant son séjour à Paris. Pendant un an, ce motif va devenir une source d’inspiration majeure pour l’artiste. La première fenêtre intitulée sobrement Window I est une toile de dimensions modestes, en noir et blanc, où l’idée de fenêtre n’existe qu’à l’état de structure. Au fur et à mesure qu’il conçoit sa série, chaque fenêtre reçoit sa propre particularité : Window II est une variante teintée d’un certain anthropomorphisme, Window III est un étonnant monochrome blanc dont le dessin est exécuté à l’aide d’une ficelle cousue sur la toile. Son travail continue jusqu’à son œuvre Window VI qui est la plus grande réalisation de ce sextuor et est dérivée de la fenêtre d’un bâtiment parisien. En présentant cet ensemble de peintures, l’exposition met en lumière la période de création française de l’artiste qui a vécu dans la capitale de 1948 à 1954.
This exhibition presents all six windows created by Ellsworth Kelly, an emblematic figure of abstract art and whose work was influenced by Bonnard or Matisse.
CAC BRÉTIGNY, ESPACE JACQUES-BREL Du 5 décembre 2026 au 3 février 2027
Anaïs Fontanges et Matteo Louisy-Ravel, nés tous deux en 1998, collectionnent les squelettes, les gisants et les petits soldats que l’histoire de l’art et la culture pop se renvoient depuis des siècles. Le CAC Brétigny, dont l’espace est en travaux, les accueille hors les murs à Sainte-Geneviève-des-Bois.
Avant LOVE, Robert Indiana ramassait des poutres et des roues rouillées dans les entrepôts abandonnés du port de New York. Almine Rech consacre à ces années-là sa première exposition personnelle de l’artiste, menée avec la Robert Indiana Legacy Initiative.
GALERIE MAX HETZLER Du 19 octobre au 16 décembre 2026
Elmgreen & Dragset occupent d’un coup les deux adresses de la galerie Max Hetzler, qui se regardent de part et d’autre de la rue du Temple. Le duo scandinave y installe ses décors qui mentent, et le titre fait le reste.
Tout donner. Deux mille œuvres, offertes au musée de l’Institut du monde arabe par Claude Lemand, galeriste parisien, et sa femme France. Sans eux, le musée aurait quatre fois moins d’art moderne et contemporain. Il n’a pas encore ouvert ses murs ; dix de ces icônes s’installent en attendant place de la Concorde, où l’Institut est l’invité d’honneur de Moderne Art Fair.
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