LYON // Maxwell Alexandre

Musée d'Art Contemporain de Lyon
Du 8 mars au 7 juin 2019

Jusqu'au 7 Juin 2019 -
Musée d'Art Contemporain de Lyon //

  • Portrait Maxwell Alexandre
  • Meus manos, minhas mina..., de la série Pardo é Papel, 2018
  • Só quando tu tá com as folhas geral gosta de salada, de la sériePardo é Papel, 2018
  • Só quando tu tá com as folhas geral gosta de salada, de la sériePardo é Papel, 2018
  • Só quando tu tá com as folhas geral gosta de salada, de la sériePardo é Papel, 2018
  • Megazord, de la sériePardo é Papel, 2018
  • A lua quer ser preta, se pinta no eclipse, de la série Pardo é Papel, 2018
  • A lua quer ser preta, se pinta no eclipse, de la série Pardo é Papel, 2018 (détail)
  • A lua quer ser preta, se pinta no eclipse, de la série Pardo é Papel, 2018 (détail)
  • Meus manos, minhas mina..., de la série Pardo é Papel, 2018
  • Megazord, de la sériePardo é Papel, 2018
  • Megazord, de la sériePardo é Papel, 2018
  • Megazord, de la sériePardo é Papel, 2018
  • Studio de Maxwell Alexandre

 

Des œuvres fragiles et puissantes d’un Brésil sous tension, voilà ce que l’artiste Maxwell Alexandre a voulu partager avec nous, pour la toute première fois en France. Il s’inspire de sa vie dans la favela Rocinha à Rio de Janeiro : sa musique rap, le roller qu’il a longtemps pratiqué, la peinture murale, ont profondément influencé son œuvre. L’artiste capte l’énergie de la ville. Ses œuvres reflètent les problématiques sociales, culturelles et politiques au sein du collectif. Pour cela, il utilise différents supports comme du papier brun, des portes et des cadres de fenêtres en fer dans lesquels se dessinent des situations de la vie quotidienne, ou des groupes d’individus anonymes aux visages à peine esquissés… Femmes, enfants en uniforme, ouvriers, policiers, tous circulent dans les ruelles de Rocinha. Par leur présence sur les fresques monumentales de l’artiste, ils apparaissent beaux et fiers. Le corps afro-brésilien est célébré sous sa peinture somptueusement fluide. Chez Maxwell Alexander les silhouettes osent défier les figures d’autorités pour faire entendre leurs droits, comme cette femme à la peau brune qui s’insurge contre une voiture de police en frappant la vitre avec sa jambe relevée, en signe de protestation. Une confrontation de plus avec les forces de l’ordre, qui illustre une routine communautaire contemporaine. Le titre de l'exposition Pardo é Papel fait d’ailleurs référence en portugais, à travers l'emploi du mot “pardo”, aux teintes des peaux noires qui furent largement associées à l'esclavage et au colonialisme. Le mot est ici amplifié par le papier kraft "papel" qu'emploie à dessein Maxwell Alexandre pour incarner l'affirmation des communautés afro-descendantes. Une problématique très actuelle au vu du contexte politique du Brésil que l’artiste revendique haut et fort : « Je pense que parfois, il faut frapper le racisme en pleine face, mais je n’ai pas le courage de frapper physiquement quelqu’un, alors je le fais en peinture ». Une belle preuve de courage pour cet artiste qui a choisi l’art pour mettre en exergue l’un des combats les plus importants de notre époque.

Les photos de l'exposition :

  • Vue de l'exposition Maxwell Alexandre au MAC Lyon (1)
  • Vue de l'exposition Maxwell Alexandre au MAC Lyon (2)
  • Vue de l'exposition Maxwell Alexandre au MAC Lyon (3)
  • Vue de l'exposition Maxwell Alexandre au MAC Lyon (4)
  • Vue de l'exposition Maxwell Alexandre au MAC Lyon (5)
  • Vue de l'exposition Maxwell Alexandre au MAC Lyon (6)
  • Vue de l'exposition Maxwell Alexandre au MAC Lyon (7)
  • Vue de l'exposition Maxwell Alexandre au MAC Lyon (8)
  • Vue de l'exposition Maxwell Alexandre au MAC Lyon (9)

 


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