Exposition et rétrospective Youssef Chahine

La Cinémathèque française
Du 14 novembre 2018 au 28 juillet 2019

  • 3 Gare centrale, Youssef Chahine, 1958
  • 4 Ciel d'enfer, Youssef Chahine, 1960
  • 5 Un jour le nil, Youssef Chahine, 1964
  • 6 Le Moineau, Youssef Chahine, 1974
  • 7 Michel Piccoli dans Adieu Bonaparte de Youssef Chahine 1985
  • 8 Mohamad Atef et Dahlia Younes dans Adieu Bonaparte de Youssef Chahine 1985
  • 9 Mohsen Mohieddin dans Adieu Bonaparte de Youssef Chahine 1985
  • 10 Patrice Chéreau dans Adieu Bonaparte de Youssef Chahine 1985

 

FERVEUR ET DÉSILLUSION

À l’occasion du dixième anniversaire de la disparition de Youssef Chahine, la Cinémathèque rend hommage à l’un des plus grands cinéastes arabes, à travers une rétrospective de ses films et des images d’archives. Se considérant avant tout comme citoyen du monde, son cinéma se situe au carrefour des cultures arabes et occidentales, incarnant le porte-voix de l’amour, la tolérance et la défense des plus faibles. Youssef Chahine a grandi pendant l’âge d’or des comédies musicales américaines. C’est donc tout naturellement qu’il commence par ce genre emblématique du cinéma. Il a notamment été inspiré par les icônes des danseuses-chanteuses des années 1930-1940, comme Ginger Rogers. En 1958, le cinéaste rompt de manière très marquée avec les genres de ses débuts. L’engagement devient un aspect essentiel de l’univers Chahinien : il dénonce l’impérialisme tout en aimant l’Occident, s’attaque à l’islamisme tout en défendant le monde musulman, s’oppose aux nationalisations de Nasser tout en tirant à boulets rouges sur l’Égypte oligarchique de Moubarack. Chahine est finalement tout cela à la fois, et avant toute chose un esprit libre.

On the occasion of the tenth anniversary of the death of Youssef Chahine, the film library honors one of the greatest Arab filmmakers through a retrospective.


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