Institut du Monde Arabe Du 11 septembre au 14 novembre 2019
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La scène libanaise
Pour cette troisième édition, 18 artistes de la scène libanaise sont mis à l’honneur pour offrir leur regard sur le monde arabe contemporain, et plus particulièrement cette année, le Liban, dans une déambulation entre réalités et fictions. Si certains photographes se penchent sur les séquelles du passé des années de guerre civile, une nouvelle génération s’en est détachée pour aborder d’autres thématiques. Le contexte urbain et social, le mélange des communautés, l’exil et les paysages réels ou inventés, expriment la quête d’un ailleurs et un désir d’évasion à travers de nouvelles formes visuelles. Créateurs reconnus, ou encore peu montrés en France, ces photographes participent d’une effervescence artistique qui transparaît au fil du parcours. La plupart sont libanais même si certains ont décidé de vivre ailleurs tout en continuant de produire des œuvres sur leur pays d’origine. La diversité des approches et des motifs nourrit l’esprit et la mémoire du Liban. Une première partie documentaire est en prise avec la réalité géographique et sociale tandis que la seconde s’articule autour d’une échappatoire face aux contraintes du réalisme, nous entraînant dans des lieux rêvés et fictifs grâce à des photomontages et du collage numérique. Comme un désir d’évasion, mais aussi de reconstruction d’un imaginaire collectif, ces artistes offrent un regard tantôt dur et tantôt plein d’espoir sur l’avenir de leur pays.
18 artists from the Lebanese scene are honored to offer their perspective on the contemporary Arab world, and more particularly this year, Lebanon.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Fondation Louis Vuitton 8 avenue du Mahatma Gandhi, Bois de Boulogne, 75116 Paris
Le 9 octobre 2026, la Fondation Louis Vuitton réunit, un siècle après leur dispersion, les trésors d'un collectionneur français oublié : Gustave Fayet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
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