Galerie Anne-Sarah Bénichou Du 7 septembre au 12 octobre 2019
“Cela ne m'est pas inconnu”
3
Pensée comme une réflexion autour du paysage et de la mémoire, la nouvelle série de Yann Lacroix a été réalisée durant sa résidence à la « Casa de Velázquez » de Madrid l’année dernière.
Sous nos yeux se dévoilent une iconographie utopique et fantasmée, guidée par le souvenir et la mémoire potentielle de ces lieux silencieux. Entre espaces flous et zones de détails, ses œuvres soulignent le contraste entre l’aspect luxuriant d’un paradis perdu et la création d’espaces artificiels dans les destinations de voyages les plus prisées du monde. Ainsi, à partir de ses souvenirs composés d’images glanées sur Internet, de séjours à l’étranger et de son environnement quotidien, l’artiste peint des paysages volontairement hétéroclites, habités de végétation exotique, de serres tropicales et paradoxalement de piscines.
L’image constituée d’artificialité puis vidée de présence humaine, incarne pourtant une certaine sensualité de vie, qui vient sûrement de l’aspect végétal, symbole de l’histoire passée de ces lieux idylliques empreints d’une poésie du quotidien – comme une allégorie de la peinture-même – qui garde sur la toile la trace d’un lieu qui ne serait plus que souvenir.
An utopian and fantasy iconography, guided by the memory and the potential memory of these lost paradise places.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Fondation Pernod Ricard Du 12 mai au 18 juillet 2026
Imaginez. Vous êtes une coccinelle. Il est tard. Quelque part dans Beverly Hills, une grille s'entrouvre sur un palais qui n'existe nulle part ailleurs
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end