Vous connaissez sans doute les œuvres emblématiques du peintre Jackson Pollock, couronnées de succès à partir des années 1940 pour leur audace et leur nouveauté. Il y a fort à parier que vous connaissez moins la trajectoire de son frère aîné Charles, lui aussi artiste.
Pourtant, en plus de de l’influence majeure qu’il a eu sur son cadet – c’est lui qui, en 1929, l’a convaincu de se tourner vers l’art plutôt que vers la religion –, Charles Pollock est un artiste à part entière qui mérite la reconnaissance de sa singularité. Son talent ne peut être confiné à un seul domaine : il enseigne à l’université la calligraphie, la gravure et le graphisme. Passionné par l’œuvre des muralistes mexicains, l’artiste travaille en lien étroit avec son frère dans la veine du réalisme social pendant presque vingt ans. Son passage à l’abstraction à l’approche des années 1950, quand les couleurs prennent le pas sur la forme, est tardif mais brillant. Lyrique, profondément symbolique, son œuvre abstraite intense et colorée puisera tout au long de la carrière de l’artiste ses sources dans son premier amour : la calligraphie.
Parisien d’adoption dans les dernières années de sa vie, c’est la première fois que la capitale lui consacre une exposition monographique. Approchez-vous de ses toiles mystérieuses au premier abord, et laissez-vous enivrer par le symbolisme élégant des formes et la délicatesse précise de la couleur, toujours centrale ! Les œuvres visibles dans l’exposition sont issues des séries phares Black and Grey, Black and Color et Rome, réalisées dans les années 1960, au faîte de sa créativité.
Injustement éclipsé par le succès d’un frère adoré, Charles Pollock est un artiste qui doit être urgemment (re)découvert. Quel meilleur cadre alors que la ville qui a inspiré depuis sa plus tendre enfance son désir de créer ?
Charles Pollock, Jackson’s less-known brother, was also a marvelous artist. Follow his passionnating journey of experimentations with shapes, lines and colors.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
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