Jeu de Paume Du 15 octobre 2019 au 19 janvier 2020
Refuser les conventions
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La vie n’attend pas. Telle aurait pu être la devise de Peter Hujar, photographe éminent de la scène artistique new yorkaise, disparu prématurément à 53 ans des suites du Sida. Hujar est l’un des photographes les plus influents de sa génération, évoluant au sein du milieu avant-gardiste de l’East Village à New-York (Manhattan). Refusant la vie mondaine d’un photographe de mode, Hujar lui préfère la « vie d’artiste », s’entourant de danseurs, de musiciens, de travestis. 140 clichés témoignent ici de l’œuvre audacieuse et subversive d’un photographe qui a immortalisé les drag queens, artistes et écrivains radicaux du New York des années 1980. Hujar a su réinventer les conventions photographiques de son temps, dans un monde régi par la sacro-sainte image de publicité et les unes de magazines sur papier glacé. Il recherche la beauté, frénétiquement, sans concession. Une beauté singulière, marginale, austère. A l'ombre des projecteurs, évoluant au cœur de la scène underground, côtoyant Andy Warhol ou David Wojnarowicz – qu’il influencera d’ailleurs –, il fait poser ses personnages allongés, contemplatifs et bohême. Postures sensuelles, regards aguicheurs, ses images sont déstabilisantes, résolument hors cadre. Hujar a ouvert la voie à une autre photographie, brute et féroce, magnifiquement atemporelle.
Underappreciated during his lifetime, Hujar is now a revered icon of the lost downtown art scene, and his photographs are held in permanent collections around the world. Over 160 photographs are gathered in this exhibition, presenting Hujar’s famous portraiture as well as his lesser-known projects.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
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