Barbara Hepworth - Une révolution dans la sculpture

Musée Rodin
Du 5 novembre 2019 au 22 mars 2020

Une nouvelle ère pour la sculpture

 

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Quelle femme révolutionna la sculpture anglaise dans les années 1920 ? Qui a été l’amie commune de Henry Moore, Picasso ou encore Kandinsky ? Quelle artiste reçut, entre deux prix dans les biennales internationales, celui de Commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique des mains de la reine Elizabeth ? Cette grande dame, c’est Barbara Hepworth, immense figure de la scène artistique du XXe siècle anglais, injustement méconnue aujourd’hui en France.

Poussez la porte du temple de la sculpture à Paris, et admirez ses œuvres légères et rondes, entre creux et pleins, en bronze, pierre ou bois. Son travail puise ses sources dans la beauté de laquelle elle s’entoure : la concavité grave des canons antiques et la convexité délicate des formes de la nature. La poésie qui habite son langage esthétique – magnifique dans la série Formes Incurvées – est une dominante dans sa personnalité. Dans une Europe traumatisée par la première guerre mondiale, l’artiste refuse le désespoir et se donne comme mission d’offrir au monde une nouvelle ère de beauté et de pureté. Un univers de contradictions apparentes qui complète si bien les formes massives sombres du maître Rodin. Jamais forme abstraite n’aura paru aussi intelligible et inspirante en sculpture, au point que la modernité de son œuvre parle encore aux designers contemporains les plus en vogue aujourd’hui. La densité d’un Maillol rencontre la pureté d’un Brancusi, la folie douce d’un Calder ou Braque n’étant jamais bien loin. Si nombre de références du milieu d’artistes dans lequel Barbara Hepworth a brillé nous viennent en tête, la singularité de son œuvre s’impose, faisant rêver les jeunes sculpteurs d’aujourd’hui qui aspirent à réaliser des créations aussi complètes, originales et vibrantes.

Discover the poetic world of Barbara Hepworth, the greatest british sculptor of the XXth century, and admire the purity and modernity of her works.


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