Ursula Schulz-Dornburg à la Maison Européenne de la Photographie

Maison Européenne de la Photographie
Jusqu’au 16 février 2020

  • Ursula Schulz-Dornburg, Erevan – Goris, 2000
  • Ursula Schulz-Dornburg, Ploshchad Vosstaniya – Uprising Square, 2000
  • Ursula Schulz-Dornburg, 15 kilometers along the Georgian-Azerbaijanian Border, 1998/99
  • Ursula Schulz-Dornburg, Sonnenstand, San Juan de Busa, 1992
  • Ursula Schulz-Dornburg, Sonnenstand, Santa María de Marquet, 1992
  • Ursula Schulz-Dornburg

 

Véritable globe-trotteuse, Ursula Schulz-Dornburg parcourt le monde depuis plus de 40 ans afin d’explorer la relation entre l’environnement bâti et le paysage. Avec « Zone Grise / The Land in Between », la Maison Européenne de la Photographie consacre à la photographe allemande, exposée dans le monde entier, sa première grande rétrospective française. L’occasion de découvrir une œuvre originale, à la croisée de la photographie documentaire et de l’art conceptuel, qui s’intéresse à la manière dont le temps, le pouvoir, les conflits et le déclin perturbent et transforment le paysage.

250 œuvres réalisées entre 1980 et 2012, du Moyen-Orient à l’Europe de l’Est, nous font découvrir la rigueur formelle avec laquelle la photographe scrute le paysage. En voyage en Irak, en Mésopotamie et en Syrie, ou le long de la frontière séparant la Géorgie de l’Azerbaïdjan, elle étudie les démarcations et les frontières, mettant en lumière le rôle des empires dans le bouleversement des paysages et du quotidien des gens qui y vivent.

Dans sa série « Transit Sites » en Arménie, elle montre comment l’environnement bâti et les infrastructures institutionnelles survivent aux régimes qui ont décidé de leur construction. En déplacement sur les anciens sites d’essais nucléaires de l’ex-Union soviétique et dans les archives du blé à l’Institut Vavilov de Saint-Pétersbourg, elle met en lumière l’impact de l’homme sur la nature, plutôt négatif que positif.

Ses clichés en noir et blanc sont traversés par des lieux déserts, immobiles et silencieux après que le temps s’en soit retiré avec fracas. On y voit des silhouettes solitaires se débattre dans l’immensité tandis que des constructions fragiles et branlantes, dont la présence relève en soi du miracle, résistent aux assauts du temps.

Ursula Schulz-Dornburg pictures unveil the relationship between humans, landscape and environment through the world.

Maison Européenne de la Photographie
Jusqu’au 16 février 2020
5/7 rue de Fourcy, 75004 – M° Saint-Paul (1)
Mer. et ven. 11h-20h, jeu. 11h-22h, sam. et dim. 10h-20h
Tarif : 10 € - TR : 6 € - Gratuit -8 ans