* Exposition Gangao Lang. Second Self-introduction à la MEP
Maison Européenne de la Photographie Du 17 juin au 30 août 2020
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Photo entre amies
Si vous pensez que vos selfies pris avec vos amis à l’aide du smartphone dernier cri sont des œuvres d’art, vous feriez bien d’aller jeter un coup d’œil au travail de Gangao Lang. Née en 1998 dans la province de Henan, cette photographe chinoise fait partie d’une génération qui a grandi avec le numérique, découvrant chaque année des appareils de plus en plus sophistiqués permettant de se mettre en scène au quotidien, et passant des heures à se photographier entre amis pour inonder son compte Instagram de clichés.
Et pourtant, loin d’être le résultat d’une simple lubie d’adolescentes posant comme dans les magazines, la série Second Self-Introduction relève d’une démarche artistique simple mais étonnante. Après avoir pris en photo son amie, Gangao Lang retouche les traits du visage de son modèle l’aide d’outils numériques, en accentuant les lignes et les volumes, en y ajoutant des figures géométriques et en modifiant la luminosité.
Le visage du modèle se voit ainsi subtilement rehaussé de gouttelettes, de halos lumineux intenses et de formes abstraites, pour un résultat qui évoque autant le maquillage de certains peuples dits primitifs et le happening underground. Vous ne resterez pas insensible devant ces portraits aux teintes chaudes, clichés puissants et énigmatiques trahissant avec tendresse l’intimité du modèle.
The MEP presents the work of Chinese photographer Gangao Lang, who won the 2019 Dior Photography Award for Young Talents thanks to her portraits edited with digital tools.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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