De véritables lanceurs d’alerte. C’est ainsi que se présentent les artistes internationaux exposés par la Fondation groupe EDF, dans « Courants verts, Créer pour l’environnement ». Ils mettent leurs œuvres : photographies, dessins, vidéos, au service de leur vision écologiste.
Attention cependant, cette exposition ne verse pas dans le pessimisme. Elle rappelle simplement le rôle de l’art dans le changement climatique : avertir, agir et faire rêver par le biais de l’imaginaire. Les artistes espèrent que le rêve d’un monde meilleur, diffusé par leurs créations, sera contagieux.
L'exposition accompagne les spectateurs dans une réflexion sur leur action environnementale, les guidant parmi les 400 m² de l’espace Fondation groupe EDF, grâce à des conférences ou encore des ateliers pédagogiques.
Dans une œuvre de Sarah Trouche, « Aral Survival », on est interpellés par la carcasse d’un bateau, surplombant une étendue recouverte de roches et de sable. La mer d’Aral a disparu. Seul le corps de Sara Trouche est peint en bleu comme s’il avait absorbé l’eau de la mer. L’homme serait responsable de la disparition de la mer.
« Courants verts » is not a pessimistic exhibition but it’s alerts us about the global warming. Art alerts, acts and lets us dream.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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