La zen-attitude des roches en équilibre d’Adrian Gray
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Pas un mouvement brusque, pas un souffle, pas un tressaillement… et peut-être est-il possible d’imiter l’artiste britannique Adrian Gray, qui a initié une nouvelle forme d’art. Le « stonebalancing », ou l’art que trouver l’équilibre des roches, est une forme de land art basée sur l’assemblage de pierres, en utilisant uniquement les forces cinétiques naturelles.
Depuis près de vingt ans, Adrian Gray s’exerce à perfectionner cet art minéral en cherchant toujours à créer des assemblages prétendument impossibles à réaliser. Pour ce faire, il choisit minutieusement ses roches pour créer des installations minimalistes ou monumentales, allant parfois jusqu’à six mètres de hauteur – lui valant d’être parfois comparé aux antiques sculpteurs de menhirs et cercles de pierres celtes.
Les performances d’Adrian Gray fascinent par la simplicité de leur beauté, un émerveillement essentiel devant les dons de la nature. Les œuvres sont ensuite fixées dans le temps par la photographie, et parfois installées de manière définitive – la cinétique permettant effectivement une stabilité et une sécurité durable.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
En 2005, Claude Viallat exposait déjà ici. Vingt ans plus tard, il revient. Non pour faire le bilan, encore moins pour se célébrer, mais pour reprendre le fil
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
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