* La Comédie humaine, Balzac par Eduardo Arroyo à la Maison de Balzac

Maison de Balzac
Du 16 juin au 16 août 2020

 

2

La Comédie humaine de Balzac revisitée

Peintre contestataire né en Espagne juste avant la prise de pouvoir de Franco, Eduardo Arroyo est a priori très éloigné de l’univers d’Honoré de Balzac. L’artiste espagnol, qui s’est fait connaître dans les années 1960 en tant chef de file du mouvement pictural « Figuration narrative », a pourtant développé au fil de sa carrière une passion pour ce monstre sacré de la littérature française de la première moitié du XIXe siècle.

Eduardo Arroyo est l’un des rares artistes, pour ne pas dire l’unique, à s’être intéressé à la fois à la figure de Balzac, à ses domiciles et à ses personnages. En 2015, il avait même projeté de publier une Comédie humaine illustrée par ses soins – projet colossal resté à l’état de chantier à la suite du décès de l’artiste survenu en 2018. La Maison de Balzac, où vécut l’écrivain de 1840 à 1847, lui rend un bel hommage posthume en présentant une trentaine de ses peintures, collages et dessins dédiés à l’œuvre de Balzac.

Portraits de l’écrivain, décors d’intérieur et personnages de romans nous plongent dans cette œuvre monumentale qu’est la Comédie humaine, des titres les plus connus – Le Père Goriot, Le Colonel Chabert – aux ouvrages plus confidentiels, comme Melmoth réconcilié, Le cousin Pons ou encore Les Employés ou la Femme supérieure.

Il représente Goriot de manière effrayante et Chabert avec un visage carré et autoritaire, tout en s’autorisant une certaine fantaisie, comme lorsqu’il peint Wilhelm Schmucke avec une tête ressemblant à celle d’un koala ou encore Melmoth sous les traits infernaux d’un diablotin cornu avec des dents de vampire. Plein de tendresse, ses portraits de Balzac mettent en scène un bonhomme dont les traits simplifiés du visage dégagent quelque chose d’universel. Un hommage touchant et surprenant.

Le saviez-vous ?

Rédigée entre 1829 et 1850, La Comédie humaine se compose de plus de quatre-vingt-dix ouvrages, dont des romans, des nouvelles, des contes et des essais. L’œuvre monumentale d’une vie dédiée à l’écriture.

Crazy about Balzac, the Spanish artist Eduardo Arroyo spent the last years of his life illustrating some the "Comédie humaine". The Maison de Balzac, where the writer lived, presents his works.


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

Chapeau orné de fleurs et de fruits, exposition Métamorphoses à la Galerie du 19M
  • Mode
  • Gratuit

Exposition Métamorphoses, les chapeaux de Maison Michel au 19M

La Galerie du 19M
Du 23 septembre au 13 décembre 2026

Maison Michel ouvre ses ateliers au 19M : quatre salles pour suivre un chapeau de la paille brute à la tête qui le porte. Gratuit, sur réservation.

Extrait du clip Aïcha Candyshop de Lalla Rami, exposition Le Bal des Ogresses
  • Contemporain
  • Gratuit

Exposition Le Bal des Ogresses à l'Institut des cultures d'Islam

Institut des Cultures d'Islam — ICI Léon
Du 26 septembre 2026 au 7 février 2027

Treize artistes femmes s'emparent d'Aïcha Kandisha, l'ogresse marocaine qui protège autant qu'elle effraie. À l'ICI Léon, entrée libre jusqu'en février.

Ehepaar de Maria Lassnig, exposition Maria Lassnig et Edvard Munch au Kunsthaus Zürich
  • Classique
  • Incontournable

Exposition Maria Lassnig et Edvard Munch au Kunsthaus Zürich

KUNSTHAUS ZÜRICH
Du 2 octobre 2026 au 21 février 2027

Le Kunsthaus Zürich, qui conserve le plus grand ensemble de Munch hors de Norvège, réunit pour la première fois le peintre norvégien et l'Autrichienne Maria Lassnig. Deux œuvres à vif, séparées par un demi-siècle.