* Michael Biberstein à la Galerie Jeanne Bucher Jaeger
Galerie Jeanne Bucher Jaeger Jusqu'au 25 juillet 2020
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Seeing
C’est au Portugal dans les années 1970 que l’artiste suisse-américain Michael Biberstein trouve l’atmosphère propice pour débuter son œuvre. Autant inspiré par la peinture romantique allemande que par Mark Rothko, l’art paléochrétien comme la peinture chinoise, Michael Biberstein n’aura cessé de tracer sa route pendant plus de quarante ans, menant une recherche picturale audacieuse et inclassable.
La Galerie Jeanne Bucher Jaeger rend hommage à cet artiste aux multiples facettes, disparu en 2013, à travers une exposition rassemblant des peintures et œuvres sur papier représentatives des différentes étapes de sa carrière. Des peintures atmosphériques évoquant Turner et Monet aux installations composées de bambou et de toiles, en passant par les prédelles monochromes d’inspiration médiévale et les œuvres géométriques, Seeing nous dévoile une œuvre plurielle et mystérieuse, la quête d’infini d’un agnostique militant tentant de trouver la réponse aux mystères de la vie dans l’art.
Le saviez-vous ?
Michael Biberstein a consacré les quatre dernières années de sa vie à la réalisation d’une œuvre pour le plafond de l’Église de Santa Isabel dans le quartier de Campo de Ourique, à Lisbonne. Le ciel éthéré qu’il a conçu couvre les 900m2 de la voûte de cette église baroque bâtie au milieu du XVIIIème siècle.
GALERIE JEANNE BUCHER JAEGER
Jusqu'au 25 juillet 2020 5 rue de Saintonge, 75003 - M° Saint-Sébastien Froissart (8) - Du mar. au sam. 10h-19h - Entrée libre à partir du 2 juin
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
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