* Exposition Le Cabaret du Néant au Château de Rentilly
Château de Rentilly Du 18 septembre au 13 décembre 2020
10
Le nom de l’exposition, « Le Cabaret du Néant », interroge. Il renvoie au cabaret à thèmes installé à Montmartre à la fin du XIXe siècle où le visiteur se retrouvait cerné par des crânes, des tibias et des croque-morts et était invité à boire une bière autour d’une table en forme de cercueil. L’exposition mêle des œuvres d’art ancien et de création contemporaine, issues de la collection de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris et du FRAC Ile-de-France : de Dürer à Rembrandt, le spectateur contemple des toiles qui le poussent à réfléchir sur notre condition d’Homme mortel.
La mort ne cesse de susciter des interrogations, quelles que soient nos mœurs ou nos opinions religieuses. Le fameux « Memento Mori », « souviens-toi que tu vas mourir », formule du christianisme médiéval évoquant la vanité de la vie terrestre, parcourt les arts, de la littérature à la peinture et le musée prend le parti d’aborder le néant, qui représente le vide, l’absence, la non-existence. Le rôle de l’art serait donc de sortir l’être humain du néant grâce à la création d’œuvres picturales.
All humans are mortal. The role of art is to get them out of nothingness, as shown in the exhibition "Le Cabaret du néant".
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
CENTRE CULTUREL COREEN Du 24 octobre 2025 au 29 août 2026
Bleu, rouge, jaune, blanc, noir : cinq battements pour un même souffle. En Corée, la couleur n’orne pas, elle oriente, comme une mémoire, un rituel, une énergie.