Musée Courbet
Musée Courbet

La BnF sort Le Grand Jeu avec son exposition sur Henri Cartier-Bresson

BnF François Mitterrand
Jusqu'au 22 août 2021

  • Le Grand Jeu, Henri Cartier-Bresson, Vigneron, 1960
  • Le Grand Jeu, Henri Cartier-Bresson, Simiane la Rotonde, 1969
  • Le Grand Jeu, Henri Cartier-Bresson, Livourne, 1933
  • Le Grand Jeu, Henri Cartier-Bresson, Lac Sevan, 1972
  • Le Grand Jeu, Henri Cartier-Bresson, Mexico, 1934
  • Dimanche sur les bords de Seine
  • Le Grand Jeu, Henri Cartier-Bresson, Dessau, Allemagne, mai-juin 1945
  • Le Grand Jeu, Henri Cartier-Bresson, Couronnement de George VI, 12 mai 1937
  • Le Grand Jeu, Henri Cartier-Bresson, Colette, 1952
  • Le Grand Jeu, Henri Cartier-Bresson, Bruxelles, Belgique, 1932
  • Le Grand Jeu, Henri Cartier-Bresson, Bougival, 1956
  • Le Grand Jeu, Henri Cartier-Bresson, Barrio Chino, Barcelone, 1923
  • Le Grand Jeu, Henri Cartier-Bresson, Alberto Giacometti, 1961

 

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365. C’est le nombre d’images qu’Henri Cartier-Bresson, l’un des plus grands photographes de tous les temps, rassemble dans les années 1970 en vue de constituer une sélection de ses meilleurs clichés. Cette panoplie de photographies hors du commun, tirée en six exemplaires et gardée en de hauts lieux de culture à travers le monde, sort aujourd’hui des réserves de la Bibliothèque Nationale de France et dessine les contours d’une grande exposition dans laquelle cinq commissaires de prestige délivrent leurs points de vue respectifs sur cette remarquable collection léguée par le photographe français. Ces illustres figures (parmi lesquelles le cinéaste Wim Wenders, la photographe Annie Leibovitz ou encore le collectionneur François Pinault) relancent ainsi le « Grand Jeu » auquel Cartier-Bresson s’était lui-même livré au milieu de ses milliers de planches contacts. Choisissant chacun une cinquantaine d’images, les cinq invités composent leurs propres espaces d’exposition, concevant la scénographie, l’encadrement et l’accrochage qui soutiennent au mieux leur regard sur l’œuvre de Cartier-Bresson et sur la photographie en général. L’occasion de redécouvrir les plus grands clichés en noir et blanc d’un artiste qui a vu tout le XXe siècle défiler sous ses yeux et qui encapsulent tout un pan de la modernité : on y retrouve aussi bien les portraits iconiques d’Albert Camus, Colette ou Giacometti que des clichés brillamment composés capturant une attitude, un regard, un geste, immortalisant une époque, un événement historique et peut-être avant tout un certain art de vivre. Ces agencements successifs reflètent ainsi la portée universelle de l’œuvre de Cartier-Bresson, qui avait appris mieux que quiconque à déclencher son appareil au moment le plus opportun, capturant à l’arrachée cet « instant décisif » dévoilant la magie de l’art photographique.

Le saviez-vous ? Pendant la Seconde Guerre mondiale, Henri-Cartier Bresson est fait prisonnier par les Allemands à trois reprises et réussit finalement à s’échapper en 1943. Mais en 1946, le MoMA de New York prépare une exposition posthume en son honneur, le croyant mort pendant la guerre ! C’est alors le début d’une longue histoire avec les Etats-Unis, où il fondera la célèbre agence Magnum au côté d’un certain Robert Capa : son travail de reporter l’emmènera aux quatre coins du monde, aux grands tournants de l’Histoire. Il croisera, entre autres, la route de Gandhi, la veille de son assassinat.

 

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