Musée Courbet
Musée Courbet

United States of Abstraction : Les artistes américains en France exposés au Musée Fabre

Musée Fabre
Du 5 août au 31 octobre 2021

  • Sam Francis, Blue Balls, vers 1961
  • Alexander Calder, Mobile mnam, 1949
  • Franck Joseph Malina, Orbits III
  • Georges Mathieu, Hommage à Louis XI, 1950
  • Lawrence Calcagno, Sans titre
  • Sam Francis, Towards Black, 1950-53
  • Shirley Jaffe, The Red Diamond, 1964
  • Simon Hantaï, Sans titre, 1958
  • Hans Hartung, Composition T.54.15, 1954
  • Harold Cousins, La Forêt, vers 1960
  • James Bishop, Water, 1961
  • Jean-Paul Riopelle, Sans titre, 1964
  • Paul Jenkins, Phenomenon Yellow Ribbon, 1964
  • William Klein, Sans titre, vers 1952

 

14

Alors que la Seconde Guerre mondiale faire rage, New York devient rapidement la nouvelle capitale artistique mondiale et voit se développer un tout nouveau courant d’avant-garde : l’Expressionnisme abstrait, porté notamment par les tenants de l’action painting que sont Jackson Pollock et Willem de Kooning. Cependant, nombreux sont les artistes américains à s’installer en France au lendemain de la guerre, bénéficiant pour la plupart d’une bourse d’études allouée aux anciens combattants et contribuant activement à la redéfinition de l’art abstrait. En trois chapitres, l’exposition illustre l’influence et les échanges de ces artistes avec la scène française, tout en prenant soin de souligner les motifs individuels qui les ont poussés à choisir Paris comme lieu de résidence artistique. Celle-ci évoque dans un premier temps l’apport du critique d’art Michel Tapié, qui fut le premier à exposer Pollock en France en 1952 et qui confronta les œuvres de l’action painting à Georges Mathieu, père de l’Abstraction lyrique. Tapié voit alors chez les artistes américains un terreau propice à un art non-figuratif vierge de toute tradition artistique, impliquant une toute nouvelle conception de l’espace. Malgré cet effort de théorisation de l’art de son époque, les artistes américains de Paris ont souvent refusé d’être rattachés à tout mouvement : à l’image de Joan Mitchell, Sam Francis, ou encore Simon Hantaï, Paris constitue paradoxalement un lieu de solitude dont le caractère apatride stimule leur créativité. C’est également là que certains artistes (Ellsworth Kelly, Jack Youngerman, Ralph Coburn, etc.) dévieront de l’abstraction vers des lignes plus géométriques, introduisant une part d’aléatoire dans le processus créatif, à l’image des mobiles de Calder. En déployant trois univers plastiques plus ou moins imperméables, l’exposition révèle ainsi la profonde diversité artistique qui habite les cercles d’artistes américains venus élargir leurs horizons sur le sol français.

Le saviez-vous ?

L’Expressionnisme abstrait désigne avant tout une nouvelle modalité dans la relation de l’artiste à son œuvre, où le geste, la matière et la couleur deviennent les principaux moteurs de l’expression. Avec l’action painting (incarné entre autres par De Kooning ou encore Sam Francis), l’artiste, animé par une énergie vitale, suit les impulsions de son corps. Au même moment,
celui-ci s’oppose à un autre courant, le Colorfield (Mark Rothko, Helen Frankenthaler), où les artistes vont cette fois-ci travailler avec des aplats de couleurs plus vives, préférant la constance des formes à la spontanéité de l’action painting.

Réserver ici

MUSEE FABRE
Du 5 août au 31 octobre 2021
39 boulevard Bonne Nouvelle, 34000 Montpellier



Musée Courbet