La carte blanche de Toshimasa Kikuchi exposée au Musée Guimet
Musée national des arts asiatiques – Guimet Du 7 juillet au 4 octobre 2021
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Que représentent ces mystérieuses sculptures en apesanteur ? Tout droit sorties d’un pays enchanteur, ces pièces longilignes et flottantes ont été élaborées par l’artiste contemporain japonais Toshimasa Kikuchi. Sa maîtrise de l’art ancestral de la laque, couplée à son génie mathématique lui a permis de théoriser une science artistique des plus singulières. Son installation Needles (Aiguilles en VF), à l’occasion de sa carte blanche pour le musée, en fait la parfaite démonstration. Cyprès du Japon transformés et laqués, ces œuvres d’art, inspirées des films surréalistes Équations Shakespeariennes de Man Ray, revisitent l’expérience de la surface de Kuen : matérialiser l’équilibre instable de l’énergie potentielle. Voilà donc pourquoi elles nous apparaissent, au-delà de leur plastique unique, si familières. Fuselages futuristes, stalactites de pierre obsidienne, forêt déracinée par distorsion spatio-temporelle, laissez libre cours à votre imagination ! Et peut-être sentirez-vous, dans ce jardin suspendu, vos pieds décoller du sol…
Le saviez-vous ?
La laque est une résine issue de la sève, souvent très toxique, d’arbustes asiatiques. En séchant, ce latex forme un revêtement solide, imperméable et résistant aux intempéries, et constituera la matière première de nombreux objets d’art asiatiques dès l’an 1000 avant J.-C.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Il y a chez Shirley Jaffe une manière unique de faire vibrer la surface. Des formes nettes, tranchées, presque découpées, qui semblent flotter dans un espace blanc devenu champ actif. La Galerie Nathalie Obadia rend hommage à l’artiste américaine dix ans après sa disparition à travers douze peintures couvrant plus de cinquante ans de création.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
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