Daniel Hourdé expose ses "Fleurs et Couronnes" à la galerie Larock-Granoff

Galerie Larock-Granoff
Du 22 septembre au 24 octobre 2021

  • Daniel Hourdé, Couronne bleue, 2021
  • Daniel Hourdé, Couronne grise, 2020
  • Daniel Hourdé, Couronne bleue, 2021
  • Daniel Hourdé, Candélabre, 2017
  • Daniel Hourdé, Le Minotaure s'emmêle, 2017
  • Daniel Hourdé, Chandeliers, 2017
  • Daniel Hourdé, Porte-couteaux, 2019
  • Daniel Hourdé, Martyrium Mundi, 2021
  • Daniel Hourdé, Le Roi las, 2020

 

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Deux ans après caressé du bout des doigts le paradis avec sa divine exposition à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, Daniel Hourdé revient à la galerie Larock-Granoff avec une promesse tout aussi céleste : « Fleurs et couronnes ». Ce vétéran de l’art contemporain aujourd’hui âgé de 74 ans ouvre le bal de cette saison automnale avec une série de grands dessins réalisés au fusain et un ensemble de sculptures en bronze.

Focus sur…
« Le Roi las »

  • Daniel Hourdé, Le Roi las, 2020

 

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Nourri tant par l’esthétique des marbres blancs de l’Antiquité que par le maniérisme du XVIe siècle, le travail du sculpteur reste essentiellement tourné vers le corps humain. Sa technique du modelage associée à une connaissance chirurgicale de l’anatomie humaine lui permet de réaliser ces sculptures habitées, géants sublimes aux corps athlétiques et nerveux, étourdissantes de réalisme. Lointain héritier des « écorchés », ce roi las, coiffé d’une couronne en équilibre, oscille entre le tragique et le grotesque. Impossible de dire avec certitude si celui-ci singe la chorégraphie de Thriller ou si ce monarque zombifié n’est plus que l’ombre de lui-même…

Focus sur…
« Martyrium Mundi »

  • Daniel Hourdé, Martyrium Mundi, 2021

 

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Allégorie du martyre infligé par l’Homme à la planète Terre, l’œuvre, baptisée « Martyrium Mundi » dénonce l’ambition démesurée, l’avidité et la cupidité propre de l’espace humaine. La couronne en or, symbolisant l’ensemble de nos travers, se reflète sur la sphère en acier poli-miroir. Ce reflet n’est autre que celui de notre propre vanité. A travers cette œuvre poignante, l’artiste ne manque également pas d’égratigner notre arrogance face à une Terre que l’on croit éternellement nôtre.