Bruts et Raffinés II : La galerie Hervé Courtaigne accueille les peintres spirites dans une folle exposition

Galerie Hervé Courtaigne
Du 23 septembre au 16 octobre 2021

 

5

La galerie Hervé Courtaigne nous propose un somptueux voyage vers l'au-delà, à la redécouverte d'artistes visionnaires associés parfois à "l'art brut" et dont les œuvres, dit-on, guérissaient les âmes. Séduits par le vertige du cosmos, nous croisons en chemin trois figures majeures de la peinture spirite du XXe siècle : Augustin Lesage, Victor Simon et Fleury-Joseph Crépin. Trois autodidactes, plombier-zingueur, quincailler ou mineur qui, dictés par de mystérieuses voix divines, se sont lancés corps et âme dans la peinture à l'automne de leur vie. Ensemble, les trois hommes originaires du Nord de la France signent un des pans les plus insaisissables de l'Histoire de l'art, laissant derrière eux une œuvre immense, tant par la taille que par la technique, riche d'innombrables chefs-d’œuvre au pouvoir magnétique indéfinissable. Des toiles hypnotisantes, d'une grande précision, nourries par un imaginaire délirant dans lesquelles influences et motifs d’origines chrétiennes, hindoues, orientales et égyptiennes surgissent subitement. Des œuvres, autrefois collectionnées par les surréalistes, notamment André Breton, mais aussi par Jean Dubuffet - qui les classa dans l’art brut -, réhabilitées par la galerie Hervé Courtaigne qui semble donner raison à une surprenante citation d'André Malraux : "Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas".

Focus sur...
Victor Simon, Cosmogonie (pan droit du triptyque), 1955

 

1

La galerie dévoile ici le fragment d'une œuvre exceptionnelle. La pièce droite du triptyque Cosmogonie, dont le pendant gauche est aujourd'hui exposé au LaM de Villeneuve-d'Ascq, musée qui détient la plus grande collection d’œuvres d'art spirite au monde. Une toile vivante, dans laquelle des visages semblent flotter au milieu d'harmonies colorées composées d'envoûtantes arabesques. Souvent exposé, Victor Simon a une particularité ; celui-ci n'a jamais vendu une toile de son vivant...

Focus sur...
Karl Beaudelere, Entité bleu clair, 2015

 

1

Seul artiste encore vivant de l'exposition, Karl Beaudelere, héritier spirituel du poète maudit Charles Baudelaire et des peintres spirites du début du XXe siècle, signe d'étranges autoportraits réalisés au stylo bille. Des œuvres saisissantes, lignes mélodiques inextricables habitées par un mystérieux esprit... celui peut-être de l'artiste lui-même, dont l'identité reste un point d'interrogation. Karl Beaudelere, baptisé en hommage à l'auteur des Fleurs du Mal à qui il voue une profonde admiration, n'est en effet encore jamais apparu le visage découvert.

Pour en découvrir plus sur l'univers surprenant de ces artistes de génie, retour en images sur l'exposition "Esprit es-tu là ?" du musée Maillol :


Vous aimerez aussi…

unnamed - 2026-04-02T155054.283
  • Découverte
  • Gratuit

Night Mode à la Fondation Pernod Ricard

Fondation Pernod Ricard
Du 12 mai au 18 juillet 2026

Imaginez. Vous êtes une coccinelle. Il est tard. Quelque part dans Beverly Hills, une grille s'entrouvre sur un palais qui n'existe nulle part ailleurs

20260304_FISHEYE_POPART_RENAULT_DSC9715
  • Gratuit
  • Insolite

Pop Art Car : Renault célèbre le pop art

Défilé Renault - The Carwalk
Du 4 mars au 26 avril 2026

Au Défilé Renault - The Carwalk, l’exposition Pop Art Car met en scène un dialogue inédit entre automobile, culture populaire et création contemporaine.

VANDONGEN_Bouquet_cadre
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition de Kees Van Dongen, Solo Show, à la Galerie Hélène Bailly

GALERIE HÉLÈNE BAILLY
Du 24 mars au 31 mai 2026

Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.