Opera Gallery Du 4 novembre 2021 au 3 janvier 2022
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Après avoir mis à l’honneur le maître de l’Outrenoir Pierre Soulages, c’est au tour d’un autre génie français, Jean Dubuffet, le théoricien de l’art brut, de voir son œuvre exposée au 62 rue du Faubourg Saint-Honoré. Et quelle œuvre ! Reconnaissable entre toutes, elle se distingue par sa naïveté, son instantanéité et sa pugnacité. Un travail qui s’inspire directement des productions issues de personnes exemptes de cultures artistiques, des marginaux de toutes sortes dont des prisonniers, reclus, mystiques, anarchistes, révoltés et même enfants, baptisés par les soins de Dubuffet d’artistes « bruts ». Une trentaine de ses créations – comme des diamants bruts – sertissent ainsi les murs de la galerie en un tourbillon de simplicité fabriquée, auquel s’ajoutent ses mythiques sculptures en deux dimensions. Un florilège qui retrace plus de trente années de créations marquant les périodes essentielles de son évolution, qui n’a eu de cesse de se construire en opposition avec le monde, depuis les dunes du Sahara, désert où il rechercha l’isolement total pour expérimenter le vide et concevoir à partir de rien, jusqu’à la période de l’Hourloupe, si chère à notre patrimoine artistique français, ces fameuses lignes noires et aplats de couleurs bleues et rouges qui deviendront la patte caractéristique de l’artiste.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
CENTRE CULTUREL COREEN Du 24 octobre 2025 au 29 août 2026
Bleu, rouge, jaune, blanc, noir : cinq battements pour un même souffle. En Corée, la couleur n’orne pas, elle oriente, comme une mémoire, un rituel, une énergie.
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