Love songs : l'exposition bouleversante de la Maison Européenne de la Photographie
Maison Européenne de la Photographie Du 30 mars au 21 août 2022
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L’amour. Voilà un bien joli thème pour une exposition à la saveur douce et amère explorant avec poésie et tendresse un sentiment universel. Mais à quoi ressemble-t-il ? Fraternel chez Sally Mann, éternel chez Araki, conflictuel chez Goldin… Ses représentations varient au gré des histoires et des schémas amoureux. Une diversité à laquelle la MEP, habituée aux expositions monographiques, se montre sensible, faisant ici le choix du collectif en convoquant 16 photographes parmi les plus importants des XX e et XXI e siècles ayant fait état de leur vie amoureuse en tournant leurs objectifs sur leurs propres expériences. Des premiers jours d’une relation à l’insupportable douleur d’une séparation, des petits gestes du quotidien à l’absence de l’être aimé, l’exposition, construite comme une chanson d’amour collective pensée en deux parties à la manière des faces A et B d’une compilation musicale, réunit ainsi des œuvres personnelles de Larry Clark, Emmet Gowin ou Nobuyoshi Araki. Des clichés intimes à la beauté obsédante, déployés au cœur de cette exposition bouleversante avec pour seul fil conducteur un sentiment des plus communs, mais sans qui la vie ne vaudrait sans doute pas d’être vécue.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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