Exposition Anima : Laurent Grasso enchante le Collège des Bernardins
Collège des Bernardins Du 14 octobre 2022 au 18 février 2023
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Il existe des collaborations qui, avec le recul, s’imposent comme une évidence. En contemplant le mariage entre le style gothique flamboyant du Collège des Bernardins, et les installations mystiques de Laurent Grasso, il semble indiscutable que l’artiste aux multiples talents a su exploiter toute la force mystique et la beauté du lieu. Dans ce projet, qui mêle installations vidéos, photographies et sculptures, l’artiste nous convie à déambuler au milieu de ses créations hypnotiques, inspirées de la forêt du Mont Sainte-Odile. Avec le film Anima, il déroule devant nos yeux la fascinante fable d’un homme seul face à la nature, entouré par l’invisible. Soudainement, entrent en résonance l’humain et l’animal, la nature et la technologie, l’imaginaire et le réel, le visible et l’invisible… Ce voyage hypnotique se poursuit dans le monde réel, alors que les colonnes de la voûte, puissant écho aux rangées d’arbres qui habitent le court-métrage, accueillent ses huiles, et que les sculptures et installations qui occupent le lieu, résonnent avec les thèmes du film. Tel un messager, un jeune enfant tient un loup dans ses bras, explorant le lien de l’enfance au sacré. À travers ce parcours enchanteur, c’est presque à une quête spirituelle que convie l’artiste, grâce à une expérience subjective, éminemment personnelle, mais résolument intense.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
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