Exposition León Ferrari : le Centre Pompidou met à l'honneur son "aimable cruauté"
Centre Pompidou Du 20 avril au 29 août 2022
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Auteur d’une œuvre protéiforme, León Ferrari s’adonne tout d’abord au dessin, qu’il apprend de manière autodidacte, avant de se tourner vers la céramique, et plus tard la réalisation de films. Des productions multiples, rassemblées autour d’un point commun : de toutes se dégagent un esprit de provocation et un charisme indéniable. Une volonté de l’artiste qui, frappé par la violence de son époque, se sert de ses compositions pour mettre en avant la barbarie du monde libéral occidental. Son œuvre La Civilización Occidental y Cristiana, représentant un Christ crucifié sur un avion américain, témoigne à la fois de son rejet de la guerre du Vietnam, de son anticolonialisme, mais surtout de son anticléricalisme. À travers une œuvre subversive avec laquelle le plasticien refuse une approche purement formelle, Ferrari cherche à la fois à présenter le christianisme comme raison à tous les maux de son temps, mais aussi à nous mettre en garde contre la banalisation, si ce n’est l’embellissement, de la violence dans l’art, un processus qu’il a poétiquement surnommé une « aimable cruauté ».
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Le saviez-vous ? Quelques mois avant sa mort, León Ferrari a été accusé de blasphème par l’un de ses concitoyens. Une consécration pour le plasticien adepte de la provocation, puisque ce compatriote n’était autre que… Le futur pape François !
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
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Le 9 octobre 2026, la Fondation Louis Vuitton réunit, un siècle après leur dispersion, les trésors d'un collectionneur français oublié : Gustave Fayet.
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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