Exposition Engine Noise from the Sun de Katrin Koskaru à L'Ahah

L'Ahah
Du 28 avril au 25 juin 2022

 

3

Comment retranscrire dans l’art ce qui ne peut être dit ? Voilà la tâche ardue à laquelle s’attelle l’artiste estonienne Katrin Koskaru depuis le début de sa carrière. Inspirée par les bruits terrifiants qui peuplèrent sa jeunesse en URSS, la plasticienne se libère du carcan du châssis pour donner vie à ses toiles. À grand renfort de collages et de pigments, ses toiles prennent vie, se dotant de creux et de reliefs. Tressées, enroulées, découpées, celles-ci deviennent alors difficilement identifiables, presque sculpturales, pour évoquer les méandres de la mémoire, et la résurgence de traumatismes enfouis. De ses créations ressurgissent les marques laissés dans l’espace et le temps par les conflits auxquels nous faisons face, leurs inscriptions en et autour de nous. Une violence intrinsèque, motivée par un désir de se détacher de cette noirceur, pour n’en voir que le beau, le bon. Une contradiction vivement retranscrite dans ces œuvres aux couleurs pastel, aux roses surannés et aux gris passés, qui dégoulinent pourtant des murs telles des traces de sang laissées par les affres de la guerre. Katrin Koskaru se dévoile aujourd’hui dans une exposition fantasmagorique, où le figuratif se noie dans des paysages nébuleux et abstraits, qui semble crier la douleur et nous laisse ainsi sans voix.


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

FSRG1027_HD - photo © Gregory Copitet
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Milan 1966, Ettore Sottsass & Andy Warhol, à la Galerie Mitterand

GALERIE MITTERRAND
Jusqu’au 9 mai 2026

Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.

IMG_0515
  • Gratuit
  • Contemporain

On a vu, on a adoré : Susanna Inglada, le dessin debout au Drawing Lab

Du 13 février au 10 mai 2026
Drawing Lab

Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.