Exposition Engine Noise from the Sun de Katrin Koskaru à L'Ahah
L'Ahah Du 28 avril au 25 juin 2022
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Comment retranscrire dans l’art ce qui ne peut être dit ? Voilà la tâche ardue à laquelle s’attelle l’artiste estonienne Katrin Koskaru depuis le début de sa carrière. Inspirée par les bruits terrifiants qui peuplèrent sa jeunesse en URSS, la plasticienne se libère du carcan du châssis pour donner vie à ses toiles. À grand renfort de collages et de pigments, ses toiles prennent vie, se dotant de creux et de reliefs. Tressées, enroulées, découpées, celles-ci deviennent alors difficilement identifiables, presque sculpturales, pour évoquer les méandres de la mémoire, et la résurgence de traumatismes enfouis. De ses créations ressurgissent les marques laissés dans l’espace et le temps par les conflits auxquels nous faisons face, leurs inscriptions en et autour de nous. Une violence intrinsèque, motivée par un désir de se détacher de cette noirceur, pour n’en voir que le beau, le bon. Une contradiction vivement retranscrite dans ces œuvres aux couleurs pastel, aux roses surannés et aux gris passés, qui dégoulinent pourtant des murs telles des traces de sang laissées par les affres de la guerre. Katrin Koskaru se dévoile aujourd’hui dans une exposition fantasmagorique, où le figuratif se noie dans des paysages nébuleux et abstraits, qui semble crier la douleur et nous laisse ainsi sans voix.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Du 15 janvier au 21 mars 2026 Galerie David Zwirner
Il suffit parfois de deux formes presque jumelles pour faire basculer une certitude. L’exposition que David Zwirner consacre à Josef Albers orchestre précisément ce trouble : un jeu d’échos, de glissements infimes, d’écarts millimétrés qui redéfinissent notre manière d’appréhender la couleur.
L’abstraction peut tonner, s’imposer, envahir l’espace. Emily Mason a choisi l’exact inverse. L’exposition qu’Almine Rech consacre à cette figure majeure de la scène américaine révèle une peinture débarrassée du vacarme héroïque des années 1950, une œuvre qui avance par lumière plutôt que par emphase.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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