Exposition De l'art de vivre au Centre Culturel Canadien, la communauté et la migration des symboles
Centre Culturel Canadien Du 13 mai au 21 octobre 2022
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Comment notre culture nous façonne-t-elle en tant qu’être humain ? Que symbolisent nos objets traditionnels extraits de leur culture d’origine ? À ces épineuses questions, le Centre culturel canadien tente de répondre, en instaurant un dialogue fascinant entre trois artistes installées au Canada. L’une vient de Chine, l’autre de Palestine, la dernière d’Iran. Toutes ont en commun leur appétence pour l’art, mais aussi leur regard sensible sur la question de l’héritage et des traditions.
Entre hommage et constante remise en question, elles créent à travers des médiums novateurs et profondément originaux, des passerelles entre leur culture d’origine et leur culture d’adoption. Tout y est questionné, sublimé : les arts de la table, la végétation, la calligraphie, les motifs ornementaux... deviennent tous sujets à l’hybridation et à la réinterprétation. Ils s’improvisent tour à tour symboles du déracinement, de la nostalgie du chez soi, de la quête de son identité profonde. Chez Xiaojing Yan, on s’émerveille devant 1364 cuillères en céramique suspendues dans les airs, formant un époustouflant pont à trois arches, tandis que Soheila Esfahani décline en 25 variations le motif délicat d’oiseaux amants sur des assiettes raffinées. Un regard sensible et personnel sur l’expérience immigrante, par celles dont la parole est, bien trop souvent, invisibilisée.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Du 15 janvier au 21 mars 2026 Galerie David Zwirner
Il suffit parfois de deux formes presque jumelles pour faire basculer une certitude. L’exposition que David Zwirner consacre à Josef Albers orchestre précisément ce trouble : un jeu d’échos, de glissements infimes, d’écarts millimétrés qui redéfinissent notre manière d’appréhender la couleur.
L’abstraction peut tonner, s’imposer, envahir l’espace. Emily Mason a choisi l’exact inverse. L’exposition qu’Almine Rech consacre à cette figure majeure de la scène américaine révèle une peinture débarrassée du vacarme héroïque des années 1950, une œuvre qui avance par lumière plutôt que par emphase.
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