Exposition Kourtney Roy à la Galerie Les Filles du Calvaire : disparitions au Canada
Galerie les Filles du Calvaire Du 7 janvier au 24 février 2023
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Il subsiste des lieux chargés de symboles, marqués au fer rouge du sceau de la tragédie. La « Route des Larmes », capturée par la photographe Kourtney Roy, est de ces espaces qui s’apparentent autant à un lieu de pèlerinage qu’à un témoignage physique d’évènements dramatiques. Au Nord de la Colombie britannique, cette portion de près de 720 km, aura été marquée par la disparition de nombreuses jeunes femmes, principalement issues de communautés autochtones. À mi-chemin entre série documentaire et photographie sociale, l’artiste s’est employée à saisir l’aura mystérieuse et la paradoxale harmonie de ce tronçon légendaire au Canada. Des étranges lumières de la route, à la singularité des chemins qui strient l’horizon, en passant par le calme apparent des trottoirs, Kourtney Roy saisit avec brio l’ambiance contrastée de la région, et les fantômes des histoires contrariées qui l’ont habitées. En filigrane de ces clichés d’une déconcertante beauté, nous découvrons le courage de familles en quête de vérité, qui n’ont cessé d’interpeller les instances politiques sur le sort des victimes. À la croisée de l’art et du documentaire, voici une bien émouvante immersion au cœur de l’un des mystères les plus marquants du Canada occidental.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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