Exposition Franta, le collectionneur d'âmes à la Maison de l'UNESCO
Maison de l'UNESCO Du 20 mars au 5 avril 2023
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Nous sommes nombreux à l’ignorer, à passer devant sans même y songer mais combien d’entre nous ont déjà poussé les portes de la Maison de l’UNESCO ? Combien d’entre nous savent que cette imposante bâtisse froide et austère renferme des œuvres de Joan Miró, Pablo Picasso, Giacometti, Brassaï ou Erró ? Refuge pour tous les artistes exilés, le siège de l’ONU se révèle être contre toute attente un véritable palais imprégné d’art moderne rendant aujourd’hui un hommage mérité à l’un des grands broyeurs du noir du siècle dernier : Franta. À travers la présentation d’une série de peintures et de sculptures majeures de l’artiste, l’institution célèbre l’œuvre sensible d’un collectionneur d’âmes qui a su cristalliser sur la toile l’exode, l’oppression, la violence de notre civilisation. À l’aube de ses 93 ans, le peintre tchèque dessine toujours ses semblables, ces êtres de chair et de sang aux prises avec leur terre, leur histoire, leurs démons. Traces d’une humanité perdue s’interrogeant sur la face cachée de la vie, ses tableaux sont le reflet d’une âme égarée, traçant sa route dans un monde en perdition. Peut-être retrouvera-t-elle son chemin dans cette exposition tout en nuances et clairs obscurs, témoignage d’une tragique actualité ?
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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