Exposition Serge Gainsbourg à la Bpi : le pouvoir des mots
Bibliothèque publique d'information Du 25 janvier au 3 septembre 2023
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Gainsbourg a séduit Brigitte Bardot, écrit pour France Gall, charmé Jane Birkin et dansé la javanaise avec Gréco... Mais son premier amour restera à jamais la littérature. Preuve en est avec cette exposition confidentielle dévoilant une facette intime de l’homme à la tête de chou, grand admirateur de Verlaine, Rimbaud ou Baudelaire, fin connaisseur de Huysmans et de Nabokov. Entre les lettres manuscrites et les autographes du chanteur, entre les paroles et les paperolles inédites du compositeur, se dessine un tout autre visage du poète passé maître dans l’usage de la langue française. Nous faisons ici nos adieux à l’image d’un Serge Gainsbourg désabusé et provocant, quittons le sulfureux « Gainsbarre », personnage factice sorti tout droit de son imaginaire dans la lignée des doubles fictifs du XIXe siècle, du Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde au Horla de Guy de Maupassant, pour une version assagie du chanteur. À travers cette riche présentation d’un corpus d’œuvres rarissimes et de nombreux ouvrages issus de sa bibliothèque personnelle du 5bis rue de Verneuil, nous rencontrons un interprète méticuleux et compulsif, admiré autant pour la construction singulière de ses phrases que pour la poésie de ses rimes éternelles.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.