Exposition Viva Varda ! de Agnès Varda à la Cinémathèque Française
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Impossible de la rater. Avec son éternelle coupe au bol bicolore, blanche aux racines, brune en dessus, Agnès Varda faisait tout naturellement partie du décor et du paysage cinématographique français. Si la réalisatrice a collectionné tous les prix de son vivant (Palme, César, Oscar), rares sont pour- tant les cinéphiles à avoir vu son œuvre. La Cinémathèque nous offre heureusement une session de rattrapage en consacrant l’unique figure féminine de la Nouvelle Vague au terme d’une exposition foisonnante illustrant le génie féministe de cette icône du 7e art. Sur grand écran, Agnès Varda capture ainsi la séduisante Cléo de 5 à 7, l’effrontée Sandrine Bonnaire dans Sans toit ni loi ou l’activité harassante de ses Glaneurs des temps modernes. Côté coulisses, la compagne de Jacques Demy impose autant d’hommes et de femmes sur les plateaux. Jalonnée de photographies, d’extraits de films, de costumes, d’archives et d’installations, l’exposition brosse ici le portrait d’une artiste radicale et révoltée, tout en montrant comment son œuvre polymorphe, située à mi-chemin entre documentaire, fiction et autobiographie, reste encore aujourd’hui d’une grande actualité.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Et si le génie n’était qu’un autre nom pour la persévérance ? La Maison de Balzac orchestre une mise à nu des coulisses de la création : non pas l’éclair, mais la braise qui couve, les reprises, les repentirs, l’obstination qui finit par trouver sa forme.
Que voit-on quand un vitrail n’est pas encore lumière ? Le Grand Palais invite Claire Tabouret à ouvrir grand les portes de son atelier mental : un chantier à taille réelle où s’esquissent les six futures baies du bas-côté sud de Notre-Dame.
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