Exposition Teruhisa Yamanobe à la Galerie de l'Europe
Galerie de l'Europe Du 28 novembre au 30 décembre 2023
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Teruhisa Yamanobe est un artiste qui aime brouiller les pistes. Au premier coup d’œil, nous jurerions ainsi que ce paysage au charme ancien nous vient tout droit de la campagne des peintres anglais du XVIIe siècle. Que nenni ! L’homme qui se cache derrière ces toiles, symphonie bouleversante de teintes et de couleurs diffuses, de tonalités mordorées et de verts dégradés, est un artiste contemporain japonais qui connaît ses classiques sur le bout des doigts.
Cet automne, la Galerie de l’Europe nous invite à un voyage poétique sur les pas de Teruhisa Yamanobe, grand maître de la lumière né à Fukushima dans les années 50, qui a fait le choix de quitter son île natale à la fin des années 80 pour la douceur du littoral occidental. En partant, l’artiste s’est lancé un défi, celui de cerner l’insondable mystère de la nature comme le faisaient les impressionnistes avant lui. Cette exposition méditative fait ici toute la lumière sur son œuvre sensible et nuancée, caractérisée par ses camaïeux de gris, ses déclinaisons orangées, ce brouillard tantôt léger, tantôt vaporeux et ce flou magnétique et enveloppant. La promesse d’un instant suspendu dans le temps, tandis que nous nous laissons bercer par l’harmonie silencieuse de ses paysages tranquilles, perdus à notre tour dans nos pensées.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Après une année de résidence à la Manufacture de Sèvres, Lou Lolita Arnon investit la Galerie de Sèvres avec des pièces en grès et porcelaine qui semblent émerger du mur autant qu’y retourner. Son travail joue précisément dans cette zone d’affleurement – là où la forme hésite entre volume et image, entre sculpture et relief.
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