Tout ce qui est petit est... mignon ! Nous ne sommes visiblement pas les seuls à connaître l’adage sur le bout des doigts : Clavé Fine Art célèbre une nouvelle fois le petit format dans toute sa splendeur avec des œuvres « aussi grandes qu’il le faut ». Lovée dans l’ancien atelier du sculpteur César, la galerie rassemble ici des pièces parfois minuscules certes, mais signées par de grands noms de l’Histoire de l’art comme Jean Dubuffet, Germaine Richier, Pablo Picasso ou encore Zao Wou-Ki. Entre la sculpture-éponge d’Yves Klein d’un bleu foudroyant et la nature morte à peine esquissée de Giorgio Morandi, cette jolie exposition nous invite à nous pencher, à nous rapprocher même, pour contempler les nombreux détails qui se cachent derrière ces œuvres discrètes. Aux petits formats de ces grands maîtres répondent ici des créations contemporaines parmi lesquelles nous retrouvons les céramiques telluriques de Léo Nataf et les petits papiers mâchés de Claudine Drai, nous rappelant une chose essentielle : les petites choses ont encore de grands jours devant elles.
Le saviez-vous ?
Chez César, tout est une question d’échelles. Le maître de la compression et des expansions s’est ainsi prêté au jeu des petits formats avant de voir grand, très grand. La plus petite version de son célèbre Pouce ne dépasse pas les 30 centimètres, tandis que son pendant érigé dans le quartier de La Défense culmine à 12 mètres de haut et pèse pas moins de 18 tonnes.
Défilé Renault - The Carwalk Du 4 mars au 26 avril 2026
Au Défilé Renault - The Carwalk, l’exposition Pop Art Car met en scène un dialogue inédit entre automobile, culture populaire et création contemporaine.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
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