Exposition Terra Incognita à La Banque - Musée des cultures et du paysage
La Banque Jusqu'au 19 mai 2024
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Où sommes-nous ? Avons-nous atterri à Malte, au Caire, à Naples ou à Venise, ou sommes-nous en train de chasser les rêves de Pascal Vinardel sur les terres de son enfance à Casablanca ? Si les couleurs du Maroc ont laissé un souvenir indélébile à ce peintre du soleil, force est de constater que cette terre-là n’existe pas. Fruit d’une mémoire collective imaginaire, ces paysages familiers et lointains comme figés par un long voyage ne sont situés sur aucune carte connue. Un mystère que cette exposition ne pourrait résoudre... Après cette escale bienvenue à La Banque d’Hyères, l’artiste Pascal Vinardel nous emmène ici au bout du monde, en Terra Incognita, sur les cimes d’un continent intérieur nous plongeant à travers la sélection de soixante-sept huiles sur toile et lavis dans un paradis perdu fait d’aubes et de crépuscules, de silences et de soleils couchants. L’Homme y fait parfois une timide apparition – un volet entrouvert, une lumière allumée, une ombre qui disparaît –, formant un étrange contraste entre la quiétude de cette douce absence et la chaleur écrasante de ces tonalités ocres. Entre les scènes crépusculaires, les intérieurs paisibles et les vues du port, cette exposition baignée d’une lumière dorée nous laisse un irrésistible goût de miel et de tempêtes de sable.
LA BANQUE, MUSÉE DES CULTURES ET DU PAYSAGE Jusqu'au 19 mai
14 Avenue Joseph Clotis, Hyères Plus d'informations ici
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
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