Vidéo : On a visité l'exposition Jean Hélion au Musée d'art moderne de Paris
Mam - Musée d’Art moderne de Paris Du 22 mars au 18 août 2024
Figuration ou abstraction ? Le peintre Jean Hélion a décidé de ne pas choisir… Ou plutôt de choisir à contre-courant de ses pairs. Un génie incompris nous dit-on. Le Musée d’Art moderne de Paris retrace cette vie anachronique en 150 chefs-d’œuvre, mettant en point d’orgue la couleur, franche, vibrante, contrastée. Ce qui nous frappe ici c’est que Jean Hélion semble avancer à reculons. Lui qui était un pionnier de l’abstraction outre-Atlantique dans les années 30, change de cap à l’aube de la Seconde Guerre mondiale et revient à la figuration quand la critique s’en détourne. Peu importe, l’artiste n’a que faire des tendances. Hélion revisite désormais les plus grands classiques de la peinture : le nu, la nature morte, l’allégorie. D’une figuration symbolique, Hélion glisse progressivement vers une figuration de plus en plus simplifiée, fragmentée même : un bout de toit, de la terre labourée, un étal de marché… Jean Hélion fait voler en éclats sa vérité dans des morceaux de vie des plus triviaux, jusqu’à cette ultime œuvre, une nature morte macabrement intitulée Portrait de famille.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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