Exposition Collection Treger à la Halle Saint Pierre
Halle Saint Pierre Jusqu'au 14 août 2024
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Subversive, radicale, naïve ou complètement aliénée… La Collection Treger Saint Silvestre, joyau de l’art brut et singulier, nous entraîne vers la magie d’un entremonde à la fois inconnu et familier, un territoire inexploré où le bon goût n’a plus sa place. À la tête de cette exposition délicieusement chaotique, la Halle Saint Pierre qui souhaite mettre fin à la dictature des apparences avec l’œuvre composite d’artistes autodidactes inclassables, des magiciens du matériau brut qui n’hésitent pas à ramasser des objets usagés pour repousser les frontières de l’art contemporain et ainsi réparer le monde. Célébrant les noces de l’art et de la folie, cette exposition nous invite à suivre notre intuition et à dessiner notre propre chemin entre les photomontages dadas du chirurgien des images Jorge Alberto Cadi et les miniatures géantes de Dexter Nyamainasche.
Le saviez-vous ?
André Breton n’a pas toujours été le poète et théoricien du surréalisme que l’on connaît. Le meilleur ennemi de Jean Dubuffet était prêt à suivre des études de médecine quand la Première Guerre mondiale éclate. L’écrivain est affecté à sa demande comme infirmier psychiatrique dans les Vosges et se passionne très vite pour l’art des malades. Théodore Fraenkel, son ami de lycée, résumera cette expérience décisive pour le poète : « Breton, dans son hôpital de fous, s’émeut et s’épouvante de voir des aliénés plus grands poètes que lui ».
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 24 mars au 23 août 2026 Institut du Monde Arabe
Le temps a parfois le pouvoir d’épaissir les récits. Cette exposition arrive ainsi chargée d’une densité particulière, comme une réflexion longtemps mûrie avant de se livrer au regard.
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