L'exposition de tous les possibles : Néo-matérialités au Cube Garges jusqu'au 27 juillet 2024
Cube Garges Du 12 janvier au 27 juillet 2024
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Une virtualité matérielle serait-elle sur le point d’éclore ? Ici, les frontières entre le naturel et le synthétique s'effacent pour laisser place à une nouvelle réalité, plurielle et énigmatique. Bienvenue dans le monde fascinant des Néo-matérialités, où la créativité humaine et les avancées technologiques se rejoignent pour façonner un avenir où tout est possible. Des grains de pollen imprimés en 3D aux fleurs créées numériquement, nous pénétrons dans une forêt numérique au doux parfum printanier, où le vent caresse nos visages tandis que les sons de synthèse nous bercent du chant des oiseaux. Un monde paradoxal qui nous attire irrésistiblement, habité par des architectures organiques et algorithmiques, où chaque pixel peut être touché et ressenti.
Dans ces univers désertiques et futuristes, les lois de la physique s'éclipsent et les incohérences s’invitent, nous procurant des sensations que jamais le monde réel ne nous ferait ressentir. Sabrina Ratté nous propose un voyage enchanteur sur les vestiges de nos humanités, au cœur de paysages numériques surréalistes, régis par leur propre temporalité virtuelle. À ses côtés, Chloé Rutzerveld nous convie à un festin gastronomique, mêlant cuisine cellulaire et agriculture in vitro… Un paradis noir dans lequel ne règne plus que le fantôme de Mère Nature comme un avant-goût sucré-amer du monde d’après.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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