Ordinary World : une exposition pas complètement normale au Centre Culturel Coréen

Centre culturel coréen
Du 7 novembre 2024 au 8 février 2025

 

15

Tout est à (re)voir : normalité incluse. Quand l’ordinaire devient extra-ordinaire, il est temps de revoir notre définition du quotidien. Après une escale à Berlin et à Londres, cette exposition itinérante invite à une réflexion profonde sur ce que nous tenons pour banal. Ici, l’ordinaire n’a rien de commun : il se réinvente, se tord et se mélange dans les œuvres de cinq artistes contemporains, sélectionnés parmi plus de six cents candidats, qui brouillent les frontières entre fiction et réalité, passé et présent.

Yang-Ha fait danser les contradictions historiques au gré de ses toiles aux motifs enfantins, tandis qu’Inkyung Kwon tisse des collages urbains aux dimensions décalées comme une forme d’arborescence colorée. JiYoon Park, caméra en main, capte des moments où l’étrange flirte avec le quotidien, quand Miguel Rozas Balboa et Jungkyun Shin rappellent par des médiums vidéographiques forts, que sous l’ordinaire, se cache souvent l’angoisse sociopolitique. Finalement, ce « Monde Ordinaire » n’a de banal que le nom, nous invitant à voir dans chaque jour une œuvre à part entière. Dans ce monde où l’ordinaire devient l’exception, l’art réécrit les règles du jeu.

CENTRE CULTUREL CORÉEN
Du 7 novembre 2024 au 8 février 2025

20 rue la Boétie, 75008 - M° Miromesnil (9/13)
Du lun. au ven. 10h-18h, sam. 14h-18h, fermé le dim.
Entrée libre
Plus d'informations

 


Vous aimerez aussi…

  • Contemporain
  • Gratuit

Joseph Albers, l'art des carrés colorés

Du 15 janvier au 21 mars 2026
Galerie David Zwirner

Il suffit parfois de deux formes presque jumelles pour faire basculer une certitude. L’exposition que David Zwirner consacre à Josef Albers orchestre précisément ce trouble : un jeu d’échos, de glissements infimes, d’écarts millimétrés qui redéfinissent notre manière d’appréhender la couleur.

  • Contemporain
  • Gratuit

Emily Mason, et si on libérait l'abstraction ?

Du 10 janvier au 14 mars 2026
Galerie Almine Rech

L’abstraction peut tonner, s’imposer, envahir l’espace. Emily Mason a choisi l’exact inverse. L’exposition qu’Almine Rech consacre à cette figure majeure de la scène américaine révèle une peinture débarrassée du vacarme héroïque des années 1950, une œuvre qui avance par lumière plutôt que par emphase.

Étienne Bossut, Laocoon, 2003, © Étienne Bossut- Adagp, Paris, 2025. Collection Frac Île-de-France. Photo Aurélien Mole
  • Contemporain
  • Insolite

Le syndrome de Bonnard, ou le doute comme moteur

Du 14 février au 19 juillet 2026
Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves

Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.

institut-suedois--erik-gustafsson-untitled-ii-the-conductor-series-2022-court.-gal.-steinsland-berliner_1650x1100
  • Découverte
  • Contemporain

Materials of Memories, Regards photographiques à l'Institut Culturel Suédois

Jusqu'au 22 février 2026
l'Institut Culturel Suédois

« Materials of Memories » à l’Institut suédois — quand la photographie devient mémoire vivante, entre lumière, traces et abstraction.