Exposition de Kosuke Okahara : l'existence évanescente au musée Cernuschi
Musée Cernuschi Jusqu'au 8 décembre 2024
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Où seriez-vous prêt à aller pour un cliché ? Kosuke Okahara, lui, a traversé des montagnes et des rivières, tout un pays, pour atteindre son objectif et approcher une population qui a été déshumanisée. Avec un œil profondément humaniste, le photographe japonais saisit dans ces contrées lointaines la solitude, l’attente, jusqu’à capturer l’existence de ses sujets : ici, des personnes isolées, confinées dans des villages reculés depuis plusieurs dizaines d’années, car atteintes de la lèpre. Le musée Cernuschi révèle avec pudeur leur rencontre abolissant le temps d’une exposition les frontières invisibles qui les tient prisonniers du monde extérieur.
MUSÉE CERNUSCHI Jusqu’au 8 décembre 2024
7 avenue Vélasquez, 75008 - M° Villiers (2/3)
Du mardi au dimanche 10h-18h, fermé le lundi.
Entrée libre Plus d'informations ici
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.