Lafayette Anticipations Du 16 octobre 2024 au 9 février 2025
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Promotion sur le rêve… Pour sa première rétrospective française, l’artiste américaine Martine Syms transforme Lafayette Anticipations en un concept-store surprenant. La parenté entretenue avec l’univers mercantile est revendiquée et intégrée dans la forme même de l'événement, qui prend l’allure d’une immense boutique où les œuvres sont autant de marchandises. À mi-chemin entre la profusion hétéroclite d’une brocante d’antiquités et l’imagerie pop d’une supérette, l’exposition propose un catalogue d’objets de factures diverses s’associant pour former une curieuse manifestation plastique, textile et photographique.
L’esprit hyperactif de cette artiste polyvalente travaille à plein régime et accouche de collages disparates où l’on retrouve toutes ses obsessions. Désir, recherche d’identité, culture noire-américaine, chaque thème est décliné à travers un cocktail joyeusement anarchique d’influences, d’images-choc et de mots. Dans cet inventaire foutraque, la plasticienne fait cohabiter sans hiérarchie des slogans, des extraits de livres et des éléments de langage moderne érigés en réels mantras. Alors suivez les indications et perdez-vous dans les rayons pleins à craquer de ce grand magasin de souvenirs à échelle humaine. Chez Martine Syms, on vend de l’image et du réel en pièces détachées. Vous reprendrez bien une tranche de vie ?
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
FLUCTUART - CENTRE D’ART URBAIN SUR LA SEINE À PARIS Jusqu’au 22 avril 2026
Avant d’entrer dans les galeries, l’art urbain s’est glissé dans les tunnels. Le métro parisien fut son terrain d’apprentissage, son laboratoire clandestin, son théâtre d’adrénaline. Rames taguées, couloirs marqués à la bombe, signatures éclairs entre deux stations : une histoire mouvementée lie le graffiti au réseau souterrain de la capitale.
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