Exposition Praesentia en images : Myriam Mihindou envoûte le Palais de Tokyo
Palais de Tokyo Du 17 octobre 2024 au 5 janvier 2025
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L’art peut-il guérir ? À vous de juger. Toujours est-il que Myriam Mihindou en a fait sa spécialité. Depuis plus de trente ans, l’artiste nomade répare les « bleus de l’âme », apaisant les troubles psychiques et consolant les cœurs en créant des sas de décompression où nos corps se réveillent, se soignent et se restaurent à travers son image.
Alors qu’elle fait déjà l’objet d’une carte blanche au quai Branly, la plasticienne propose aujourd’hui ses services au Palais de Tokyo. Autrice d’une œuvre cathartique sans concession, l’artiste et chamane franco-gabonaise signe ici une exposition contemplative aux vertus thérapeutiques, questionnant notre complexe d’Œdipe dans une installation sculpturale au langage universel ou en éprouvant les limites de son corps dans une performance vidéo douloureuse où elle se met en scène, la peau recouverte d’aiguilles.
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Entre pièces emblématiques de ces vingt dernières années et nouvelles productions, cette exposition nous montre tous les sacrifices de Myriam Mihindou qui n’hésite pas à sculpter, photographier et filmer son enveloppe corporelle, catalyseur de mémoires vives, dans des créations toujours à fleur de peau. Une archéologie poétique du corps qui transcende n’importe quel traumatisme, violence ou blessure.
PALAIS DE TOKYO
Du 17 oct. 2024 au 5 janv. 2025
13 avenue du Président Wilson, 75016 - M° Iéna (9)
Du mer. au lun. 12h-22h, jeu. jsq. minuit, fermé le mar.
Tarif : 12 € - TR : 9 € - Gratuit -18 ans
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
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Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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