Exposition envelopper la Terre à la galerie Marian Goodman
galerie Marian Goodman Jusqu'au 21 décembre 202
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Créer pour laisser une trace…Giuseppe Penone, sculpteur italien associé à l’Arte Povera, fait partie de ces artistes qui ont pris l’expression au pied de la lettre. Dans un mouvement spontané, le plasticien sculpte agressivement dans la matière, et déforme manuellement son bloc de terre cuite jusqu’à y imprimer de grossiers sillons épousant la forme de ses doigts. Le fossile de son geste demeure alors, gravé dans la terre comme un témoin imperturbable du corps de l’artiste. Piètre malfaiteur, Penone laisse des empreintes digitales partout sur ses méfaits et ne s’en cache pas. Dans son travail, la trace matérielle du processus n'est jamais camouflée ; elle est même revendiquée et chaque œuvre porte en elle les séquelles du geste créateur ayant conduit à sa naissance.
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L’artiste réunit donc une collection de mouvements, répertoriés à travers un agrégat de productions fébriles et incertaines. Les mains de Penone tâtonnent, manipulent, malaxent, compriment, griffonnent et emprisonnent chacun de ses gestes dans une œuvre, du modelage de la terre cuite aux coups de pinceaux fiévreux appliqués sur ses toiles à l’encre de Chine. Chef d’orchestre génial et inspiré, le maestro italien fait danser la matière du bout de sa baguette, et la met en scène dans un somptueux ballet plastique et organique.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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