Exposition envelopper la Terre à la galerie Marian Goodman

galerie Marian Goodman
Jusqu'au 21 décembre 202

 

10

Créer pour laisser une trace… Giuseppe Penone, sculpteur italien associé à l’Arte Povera, fait partie de ces artistes qui ont pris l’expression au pied de la lettre. Dans un mouvement spontané, le plasticien sculpte agressivement dans la matière, et déforme manuellement son bloc de terre cuite jusqu’à y imprimer de grossiers sillons épousant la forme de ses doigts. Le fossile de son geste demeure alors, gravé dans la terre comme un témoin imperturbable du corps de l’artiste. Piètre malfaiteur, Penone laisse des empreintes digitales partout sur ses méfaits et ne s’en cache pas. Dans son travail, la trace matérielle du processus n'est jamais camouflée ; elle est même revendiquée et chaque œuvre porte en elle les séquelles du geste créateur ayant conduit à sa naissance.

 

4

L’artiste réunit donc une collection de mouvements, répertoriés à travers un agrégat de productions fébriles et incertaines. Les mains de Penone tâtonnent, manipulent, malaxent, compriment, griffonnent et emprisonnent chacun de ses gestes dans une œuvre, du modelage de la terre cuite aux coups de pinceaux fiévreux appliqués sur ses toiles à l’encre de Chine. Chef d’orchestre génial et inspiré, le maestro italien fait danser la matière du bout de sa baguette, et la met en scène dans un somptueux ballet plastique et organique.

Plus d'informations ici

GALERIE MARIAN GOODMAN
Jusqu’au 21 décembre 2024
79 rue du Temple, 75003
M° Rambuteau (11) - Du mar. au sam. 11h-19h, fermé dim. et lun.
Entrée libre

 

 


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

Nancy Graves, Permanent Tension, 1989, huile sur toile et aluminium anodisé, 102 x 117 cm © Nancy Graves Foundation Inc Licensed by ARS, New York, NY ©Pauline Assathiany Courtesy Ceysson & Bénétière
  • Contemporain
  • Gratuit

Nancy Graves à la Galerie Ceysson & Bénétière

GALERIE CEYSSON & BÉNÉTIÈRE
Du 20 mai au 20 juin 2026

Nancy Graves (1939-1995) a passé sa vie à confondre les disciplines. Une des premières femmes à avoir une exposition solo au Whitney (1969, avec ses chameaux grandeur nature), elle poursuit dans les années 1970-1990 un travail où paléontologie, astronomie, zoologie et archéologie se croisent sur la toile.

limpsajad6_Anu Põder Estate_Photo Hedi Jaansoo.
  • Gratuit
  • Contemporain

Réalités estoniennes au MAM

Musée d'Art Moderne de Paris
Jusqu'au 19 juillet 2026

Trois artistes, un corps, un siècle. Une sculpture faite de savon et de papier d'aluminium. Des portraits peints dans les couleurs sourdes de l'immédiat après-guerre.