Patrick Rimoux à la Galerie Minsky : Notre Dame de Paris, une exposition photo entre ombre et lumière
Galerie Minsky Du 24 janvier au 22 mars 2025
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Notre-Dame lui avait confié la lourde tâche de ramener la lumière dans l’obscurité. Pari tenu. Patrick Rimoux éclaire aujourd’hui la Galerie Minsky, le temps d’une exposition rigoureusement orchestrée autour de son art inimitable. À la manière des tailleurs de pierre des cathédrales, l’artiste sculpte des fragments de films oubliés pour en faire des tableaux époustouflants, recoupant les vieilles bobines de films en 35 millimètres.
Entre ses doigts, Notre-Dame de Paris devient ainsi une toile immersive : les rosaces et les piliers accueillent des mosaïques lumineuses faites de minuscules scènes retravaillées, tandis que l’intrépide Esmeralda, belle à se damner mais prisonnière de la pierre et du temps, émerge des méandres de la pellicule avant de reprendre vie dans un jeu d’ombres et de lumières. D’autres trésors se dévoilent dans la pénombre, à l’image du chef-d’œuvre de William Dieterle projeté lors du tout premier Festival de Cannes, tragiquement interrompu en 1939. Patrick Rimoux transforme ici ce film maudit en une fresque mémorielle : des fragments de pellicule s’enroulent autour des colonnes, plongeant la nef dans un kaléidoscope de couleurs saisissantes.
GALERIE MINSKY Du 24 janvier au 22 mars 2025
37 rue Vaneau, 75007 - M° Saint François-Xavier (13)
Du mardi au samedi 10h-13h, 14h-19h, fermé le dimanche et lundi
- Entrée libre - Plus d'informations ici
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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