Exposition Cimabue, Renaissance des origines de la peinture italienne au Musée du Louvre
MUSÉE DU LOUVRE Du 22 janvier au 12 mai 2025
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Au Louvre, l’Histoire s’écrit sous le pinceau d’un génie. Le grand Cimabue, figure tutélaire de la peinture italienne dont on ne connait qu’une quinzaine d’œuvres tout au plus, nous guide à travers la pieuse Toscane du XIIIesiècle.
Plongée flamboyante dans l’effervescence du Duocento, cette exposition dévoile de véritables chefs-d’œuvre dont deux trésors nationaux : d’un côté la glorieuse Maestà, une somptueuse Vierge à l’Enfant admirée de Pierre Soulages et considérée comme « l’acte de naissance de la peinture occidentale » ; de l’autre l’inestimable Christ moqué, l’un des tableaux primitifs les plus chers au monde.
Théâtre d’une révolution esthétique, le Louvre nous révèle dans un ballet de peintures sur bois les subtilités chromatiques, l’audace du trait, le mouvement discret insufflé par ses icônes d’un autre âge. À la croisée des mondes et des époques, l’exposition instaure un dialogue entre l'œuvre prodigieuse de Cimabue et celle de son héritier spirituel, Giotto. Avec son Saint François d’Assise recevant les stigmates, l’élève dépasse le maître, Giotto prolongeant et transcendant l’héritage de Cimabue, dessinant sous son regard attentif les prémices de la Renaissance.
MUSÉE DU LOUVRE Du 22 janvier au 12 mai 2025
Rue de Rivoli, 75001 - M° Palais-Royal - Musée du Louvre (1/7)
Du mer. au lun. 9h-18h, ven. jsq. 21h45, fermé le mar.
Tarif : 22 € - Gratuit -26 ans
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
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Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
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