L'exposition Rock Psychédélique européen à la Médiathèque Rolland-Plaisance d'Évreux
MEDIATHEQUE ROLLAND-PLAISANCE - EVREUX Du 1er au 27 avril 2025
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C'est une révolution, un chant nouveau qui s'empare du rock dans les années 60. Comme un cri amplifié, le rock psychédélique trouve un écho dans toutes les capitales européennes, dans tous les médiums. Souvent associé à la côte ouest américaine, le mouvement est né en Europe, plus précisément en Grande-Bretagne, et les plus grands groupes anglais ont largement participé à sa diffusion. Les Beatles, les Pink Floyd et les Rolling Stones sont de ceux qui ont donné la voix et le tempo de ce genre à contre-courant. D'autres groupes, moins connus, enregistrent quelques albums, maintenant recherchés à prix d'or.
Si le rock psychédélique a révolutionné son genre, il a aussi bouleversé en son temps les codes du graphisme. Preuve ultime : les pochettes des singles et des tubes. Sur ces cartons carrés, les couleurs flash, les courbes rondes hypnotiques et ondulées, les photos rock et les écritures distordues se mêlent dans une esthétique folle. Véritables œuvres d'art, ces pochettes d'albums ont été réunies dans une exposition branchée, qui collectionne vinyles légendaires et originaux, affiches déjantées et bandes sons électriques.
De Londres à Paris, de Berlin à Rome, en passant par Prague, pendant cinq ans, l’Europe entière a vibré sous les percussions et les sons du rock psychédélique. C’est dans un monde haut en couleur que l’association Délicieuse Récidive nous replonge.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
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