Exposition Le geste retrouvé, Le torque de Montans à L'Ecole des Arts Joailliers
L'Ecole des Arts Joailliers Jusqu'au 21 septembre 2025
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Il y a des gestes que l’histoire a effacés, des savoirs que seul l’or peut faire renaître. En plein cœur de Paris, dans l’écrin discret de l’Hôtel de Mercy-Argenteau, une exposition hors du commun ressuscite le mystère d’un collier celte vieux de plus de deux millénaires, nous plongeant dans la mémoire tactile d’un bijou disparu : le torque de Montans.
Redécouvert en 1843 dans le Tarn, ce torque du Ier siècle avant notre ère défie depuis l’entendement des archéologues. À la croisée de la science et de l’intuition manuelle, L’École des Arts Joailliers s’est associée au Centre archéologique de Montans et au Musée d’Archéologie nationale pour tenter l’impossible : comprendre comment, il y a plus de 2 000 ans, des artisans celtes ont façonné à la main ce chef-d’œuvre d’orfèvrerie.
Antoine Legouy, Meilleur Ouvrier de France, et Grégory Weinstock, directeur des Métiers de Haute Joaillerie chez Van Cleef & Arpels, se sont attelés à ce défi d’archéologie expérimentale. Leurs mains expertes ont ravivé les gestes disparus, martelé le métal, retrouvé l’équilibre d’un geste qui, autrefois, ne laissait pas de trace.
Cette reconstitution devient dès lors une œuvre à part entière, nourrie d’hypothèses et de fulgurances, où la beauté du geste rejoint celle du mystère.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
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