Automne tropical : les palmiers aux Grandes Serres du Jardin des Plantes
GRANDES SERRES DU JARDIN DES PLANTES
Du 15 octobre au 23 novembre 2026
Suivez le guide, et pas n'importe lequel : ce sera un toucan. Sa silhouette vous mène d'un palmier à l'autre sous les verrières du Jardin des Plantes, cinq semaines calées sur les vacances de la Toussaint. Après quoi novembre reprend ses droits.
Il y a, en plein Paris, un endroit tenu à vingt-deux degrés toute l'année. Sept cent cinquante mètres carrés, un rocher de quinze mètres, six cents espèces, et une humidité qui vous tombe dessus dès la porte franchie. La serre des forêts tropicales humides du Jardin des Plantes est une machine à dépayser, et le Muséum a pris l'habitude d'en profiter chaque automne. Cinquième édition cette année, et le sujet est le palmier.
Un arbre qui n'en est pas un
Commençons par ce qui devrait déjà suffire : le palmier n'est pas un arbre. C'est une monocotylédone, une herbe géante si l'on veut, cousine du blé et de l'orchidée bien plus que du chêne. Pas de vrai tronc, pas de cernes de croissance, pas d'écorce. Ce que vous prenez pour un tronc est un stipe, un empilement de bases de feuilles mortes qui ne grossit jamais : un palmier ne prend pas de tour de taille, il ne fait que monter.
Le parcours tient en quatre entrées, la morphologie donc, puis les habitats, l'histoire et les usages. Cette dernière est vertigineuse dès qu'on l'ouvre : on tire du palmier des dattes et des noix de coco, du rotin pour les fauteuils, du raphia, du vin, du sucre, de l'huile, des toitures, du cœur de palmier et des kilomètres de corde. Peu de familles végétales ont été autant mises au travail.
Le toucan, et ce qu'il y a autour
Le dispositif est d'une simplicité désarmante : une silhouette de toucan signale les palmiers remarquables, et l'on passe de l'un à l'autre. Pas de cimaises, pas de vitrines. Ce sont les jardiniers et les botanistes du Muséum qui ont écrit les textes, et cela s'entend : on y apprend des choses qu'on ne trouve pas dans les magazines de jardinage.
Les mercredis, les week-ends et pendant les vacances scolaires, des animations flash sont comprises dans le billet. Et pour ceux qui veulent y passer la matinée, trois séances de dessin botanique sont programmées les samedis 7, 14 et 21 novembre à 10h30, sur inscription.
Le bâtiment vaut le déplacement
On entre par un péristyle art déco de 1937, et les serres voisines, elles, ont été bâties sous Louis-Philippe : ce sont parmi les premières grandes structures de fer et de verre construites en France pour abriter des plantes, un siècle avant que l'idée ne devienne banale. Le lieu est un objet d'histoire autant qu'une jungle chauffée.
Cinq semaines, pas une de plus. Le 24 novembre, le toucan repart et la serre redevient une serre.
Retrouvez nos autres coups de cœur dans notre top des nouvelles expositions à Paris.
GRANDES SERRES DU JARDIN DES PLANTES
Du 15 octobre au 23 novembre 2026
57 rue Cuvier, 75005 - M° Jussieu (7/10)
Tlj. sauf le mar. 10h-18h, caisses fermées 1h avant
Tarif : 7 € - TR : 5 € - Gratuit -4 ans









