Du 13 octobre au 10 novembre 2017 - Maison Guerlain //
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La femme comme une évidence
Depuis sa fondation, la Maison Guerlain crée pour la femme aimée, admirée et puissante. Il semble tout naturel que ce soit elle qui soit mise à l’honneur en décidant d’exposer une vingtaine d'œuvres d'artistes contemporaines féminines. La question du genre est omniprésente chez Guerlain et l’interrogation des stéréotypes constante. Le titre de l’exposition, tiré du célèbre film de Roger Vadim Et Dieu créa la femme, est un hommage à la force créatrice de la femme, matrice du monde. Pourtant, aujourd’hui encore, on tend à parler d’artistes femmes et jamais d’artistes hommes. N’y aurait-il pas là un oubli de l’égalité homme-femme comme le suggéraient Catherine Gonnard et Elisabeth Lebovici, qui se demandaient « Femme artiste, artiste femme ou artiste tout court, pourquoi séparer l’histoire des artistes femmes de l’histoire des artistes en général ? ». La question est posée, dans les vapeurs de poudre et de parfums. Niki de Saint Phalle, Yayoi Kusama, Shirin Neshat et Chiharu Shiota nous éblouissent et nous rappellent la place de la femme dans l’art contemporain actuel.
With "And God Created Woman" the House Guerlain is celebrating contemporary feminine art, paying a tribute to major women artists.
Maison Guerlain Du 13 octobre au 10 novembre 2017 68 avenue des Champs-Elysées, 75008 M° Franklin D. Roosevelt (1/9) Du lun. au sam.de 10h30 à 20h - Dim. de 12h à 20h Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Hôtel de Ville de Paris Du 21 février au 30 mai 2026
Paris célèbre la mémoire du photographe brésilien Sebastião Salgado, disparu le 23 mai dernier. Du 21 février au 30 mai 2026, une exposition hommage exceptionnelle prend place dans la salle Saint-Jean
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