Fondation Pernod Ricard Du 28 novembre 2017 au 13 janvier 2018
Du 28 novembre au 13 janvier 2018 Fondation d'entreprise Ricard //
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Le langage du silence
Maurice Blaussyld et Samuel Richardot ont été choisis par la Fondation Ricard sur proposition de la commissaire d’exposition d’Anne Bonnin. Ces deux artistes français ont choisi d’exprimer ensemble leur art comme un dessin à quatre mains, ce qui explique qu’ils aient intitulé l’exposition «duographie». Tous deux sont réunis par leur rapport au silence. Chacun le vit à sa manière. Pour Maurice Blaussyld, le silence est hiératique et semble venir de l’intérieur des choses alors que Samuel Richardot le perçoit comme une vague colorée qui existe à l'extérieur de lui. La cohabitation de ces deux silences donne vie à une exposition originale. La Fondation Ricard qui a donné carte blanche aux artistes permet une belle rencontre entre la sobriété et l’exubérance, dont la mise en scène n’est pas forcément évidente de prime abord mais qui éveille notre attention.
Maurice Blaussyld and Samuel Richardot were chosen by the Ricard Foundation to work together on the concept of silence.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
Du 24 mars au 23 août 2026 Institut du Monde Arabe
Le temps a parfois le pouvoir d’épaissir les récits. Cette exposition arrive ainsi chargée d’une densité particulière, comme une réflexion longtemps mûrie avant de se livrer au regard.
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